A quelques jours de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy s’est prononcé sur la question de l’anonymat de la contraception des mineures. Le candidat sortant souhaite revenir sur l’aspect anonyme décrété dans la loi de 2001. Une « régression » contestée, qui va à l’encontre des dernières démarches menées, notamment contre le recours à l’IVG.
Contraception des mineures : les parents doivent savoir
Pour le candidat UMP, les parents doivent savoir si leur fille mineure prend la pilule. Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur la question lors de son passage à l’antenne de France Inter jeudi dernier : « Je pense que les parents doivent être associés d'une manière ou d'une autre, ça ferait tout drôle aux parents d'apprendre que quelqu'un a donné la pilule à sa fille mineure sans avoir un dialogue avec les parents de cette jeune fille ».
Des propos qui viennent à l’encontre de la loi du 4 juillet 2001 relative à l'interruption volontaire de grossesse et à la contraception. L’article 24 précise ainsi que « le consentement des titulaires de l'autorité parentale ou, le cas échéant, du représentant légal n'est pas requis pour la prescription, la délivrance ou l'administration de contraceptifs aux personnes mineures ».
Vague de contestation
Une annonce qui n’a pas manqué de
provoquer une vague de contestation. Alors même que les propos du présidents-candidats vont à l’encontre d'une proposition de la députée UMP Bérengère Poletti que vous pouvez consulter dans cet article
Bientôt une amélioration de l'accès à la contraception et à l'IVG, ils ont surtout fait réagir
les féministes qui n’ont pas tardé à dénoncer les mots de Nicolas Sarkozy, notamment sur les réseaux sociaux.
Le Planning familial s’est également prononcé, rappelant les risques que vont encourir les jeunes filles qui ne peuvent parler ouvertement de la question avec leurs parents.