Selon l’Association Française de l’Industrie Pharmaceutique pour une Automédication responsable (AFIPA), le marché de l’automédication permettrait à l’Assurance Maladie de réaliser de substantielles économies. Pour cela, il faudrait davantage développer ce marché en France, particulièrement en retard par rapport à l’Europe.
Retard de l’automédication en France
Alors que l’automédication représente en moyenne 10,4 % du marché des médicaments à l’échelle européenne, la France est à la traine avec un marché de l’automédication qui atteint 6,4 % du marché français et réalise 2 milliards d’euros de CA.
Malgré ces chiffres, le marché a progressé de 1,9 % en France.
Pour l’Afipa, il reste beaucoup à faire en France en matière d’automédication. Ce marché représente d’ailleurs une opportunité pour la Sécurité Sociale de réaliser près de 400 millions d’économies.
L’automédication, un soutien à l’Assurance Maladie ?
Pour l’Afipa, le développement du marché de l’automédication serait une bénédiction pour la Sécu. Il permettrait en effet de lui faire réaliser de véritables économies.
La solution : délister certains médicaments. Appelée « switch », cette mesure consiste à rendre la prescription d’un médicament facultative et non plus obligatoire. Les patients ont ainsi le choix de prendre ces traitements sans passer par la case médecin ou bien continuer de se les faire prescrire.
L’intérêt pour la Sécu consiste à économiser les prises en charge aussi bien pour la consultation chez le médecin que pour les médicaments eux-mêmes.
L’Afipa table sur un possible « switch » de 114 molécules.
Une décision qui ne pourra être prise que par le gouvernement.