Le scandale des implants PIP a une nouvelle fois -et peu de temps après celui de l’affaire Mediator- perturbé l’univers de la santé en France et dans le monde entier. Afin de tirer les leçons de cette affaire tout en faisant le point, la DGS et l’Afssaps ont participé à la rédaction d’un rapport.
Un rapport pour comprendre les dysfonctionnements des contrôles de santé
Remis le 1er février au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, le rapport sur les circonstances de l’affaire PIP va permettre de tirer les leçons de ce nouveau scandale.
Rédigé par la Direction générale de la santé (DGS) et l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), le rapport sur l’absence de contrôle des prothèses mammaires PIP doit aider à y voir plus clair sur les dysfonctionnements de contrôles.
Comment l’arnaque de Jean-Claude Mas a-t-elle pu passer inaperçue durant les 10 ans de commercialisation des prothèses alors qu’en 1999, une première alerte avait été lancée aux autorités sanitaires ?
Faire un bilan sur les retraits et les ruptures constatées
A l’occasion de la remise de ce rapport, un bilan sera fait sur le nombre de prothèses retirées ainsi que les cas de ruptures.
Pour rappel, la France avait suggéré à quelque 30 000 porteuses françaises de prothèses de la marque PIP de les faire retirer, sans mesure d’urgence.
Le gouvernement veut également connaître le nombre de cancers déclarés auprès des victimes qui portaient les implants frelatés. Cependant, aucun lien entre un cancer et les implants PIP n’a encore été établi.
Rédigé par Stéphanie Robert - Mutuelle-land
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