Face à l’engorgement des urgences (un problème qui existe depuis de nombreuses années), le président sortant Nicolas Sarkozy semble avoir trouvé la solution. Des médecins libéraux à la rescousse des médecins urgentistes des hôpitaux publics. Pour certains, c’est loin d’être le « remède ».
La proposition du candidat UMP
Alors qu’un manifeste signé par plusieurs centaines de médecins vient de paraître en faveur de
la suppression de l’exercice libéral au sein des hôpitaux publics (
Fin du privé dans les hôpitaux publics : le manifeste), Nicola Sarkozy semble penser que le contraire serait plutôt bénéfique…aux urgences !
Le président sortant a proposé dimanche dernier d’intégrer aux hôpitaux publics des « maisons de médecins libéraux » dans le but de désengorger des urgences toujours débordées. M. Sarkozy a constaté qu’ « il y a trop de gens aux urgences ».
Selon lui, les tarifs ne changeront pas pour les patients car c'est la
Sécurité Sociale qui rembourse.
Le libéral à l’hôpital : des avis mitigés
A l’annonce de sa proposition, les avis des syndicats de médecins se sont montrés plutôt hétérogènes.
Si le syndicat MG France s’est montré enthousiaste en argumentant sur l’importance d’éloigner les cas les moins graves des urgences, le SML préfère une autre solution. Elle consiste à créer un « service pré-porte » : un médecin libéral ferait le tri à l’entrée des urgences afin de dispatcher les patients selon leur cas.
Du côté du syndicat de libéraux le plus important, l’idée de mélanger libéraux et publics n’est pas vue d’un bon œil.
Rédigé par Stéphanie Robert - Mutuelle-land
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