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Comment se fait-il que les tarifs de mutuelles aient explosé ?

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Comment expliquer ces hausses de tarifs de mutuelles ?

Dans le contexte de la fin des négociations sur le reste à charge zéro, UFC Que Choisir vient de dévoiler une étude mettant en relief les complémentaires santé, dont le sujet est resté, selon l’association, « trop discret ».

Mutuelle santé : de trop fortes hausses de cotisation

En 2017, la cotisation moyenne pour une complémentaire santé s’élève à 688 euros par an. Une évolution de + 47 % par rapport à 2016, soit une évolution 3 fois plus rapide que l’inflation.

UFC Que Choisir rappelle que si les complémentaires ont été touchées par « des hausses de fiscalité », ces dernières ne justifient que moins d’un tiers des hausses de cotisations.

Mais ce qui expliquerait également ces hausses, ce sont les frais de gestion, s’élevant à 7,2 milliards d’euros en 2016, soit un total de 20 % des cotisations. Dont 2,8 milliards ont été consacré aux frais d’acquisition (publicité et communication).

Pour avoir ce niveau de détail dans l’analyse, l’association de consommateurs s’est penchée sur environ 200 avis d’échéance de mutuelles santé de consommateurs volontaires et les a décortiqués. Derrière ce chiffre général de frais de gestion, se cachent en fait des frais très variables d’un contrat santé à l’autre, s’étalant de 9 à 42 % du montant de la cotisation.

Un taux de redistribution trop faible

A ces frais s’ajoutent évidemment les taxes ainsi que la marge pour les assureurs. UFC Que Choisir évoque ainsi « seulement 70 % des cotisations reviennent à la communauté des assurés sous forme de prestations, et même 66 % pour les contrats individuels ». Pire, pour les contrats qui comptent le plus de frais, ce taux de redistribution descendrait à 50 %, signifiant que seul 1 euro sur 2 reviendrait aux assurés.

Problème de lisibilité des contrats santé

Selon UFC Que Choisir, il s’agit de dérives encore possibles en raison de l’illisibilité des garanties, telle que cela empêcherait la comparaison des complémentaires santé, et n’en favorise pas la mise en concurrence.

Pourtant, les complémentaires santé avaient pris des engagements en ce sens, selon toute vraisemblance, non tenus :

Sur 29 documents commerciaux analysés :

  • 80 % des OCAM n’utilisent pas le vocabulaire commun défini
  • 38 % jouent de la confusion entre les remboursements de l’assurance maladie et les leurs
  • 62 % continuent à utiliser des pourcentages de remboursement au-delà de 100 % (300 %, 400 %, 500 %) pour les soins dentaires

Par conséquent, 37 % des Français estiment difficiles à comprendre leurs garanties santé et 48 % ne connaissent pas à l’avance leur remboursement pour des soins importants non récurrents.

 
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