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Mediator : Jacques Servier devant les députés

Publié par le , Mis à jour le 28/10/2014 à 18:44
Pendant plus de trois heures hier, Jacques Servier, patron des laboratoires du même nom qui a produit le Mediator, a été auditionné par la mission d’information de l’Assemblée consacrée à ce scandale médical. Un scandale qui aurait, selon certaines estimations, causé la mort de 2 000 personnes.
 
Une transparence à l’égard des autorités
Avant  son audition proprement dite, Jacques Servier s’est fendu d’un discours où il a notamment annoncé que les « laboratoires Servier ont toujours eu pour souci premier la santé des patients. »
Dénonçant l’attitude des autorités sanitaires françaises, il a fait part de ses regrets concernant l’absence de toute audition par l'Inspection des affaires sociales (Igas). Il a ainsi déclaré qu’il avait enfin « pour la première fois l’occasion d’apporter des explications et peut-être un nouvel éclairage ». Il avait pourtant eu la possibilité de s’expliquer une première fois devant les juges le 11 février dernier – voir notre article Mediator : J. Servier veut faire jouer la responsabilité des médecins.
Pour sa défense, il a fait valoir que les « laboratoires ont toujours été transparents vis-à-vis des autorités » agissant de « manière responsable pendant toute la vie du produit ».
Après avoir concédé que le benfluorex, principe actif du Mediator, contenait dans sa structure chimique le « squelette de l’amphétamine », d’importantes modifications ont, selon lui, permis de lui donner un « profil d’activité pharmacologique différent de celui de l’amphétamine ». 
 
Un drame de santé publique
Une fois l’audition de Jacques Servier achevée, Lucy Vincent, directrice de la communication des laboratoires, a rencontré la presse pour répondre à ses nombreuses interrogations.
Ne souhaitant pas s’attarder sur la question du nombre de victimes, elle a tout de même tenu  à préciser : « dans la base de pharmacologie aujourd’hui il y a 38 morts chez des personnes qui ont pris du Mediator et il doit y avoir une étude sur l’imputabilité au Mediator ». Bien loin des 2 000 décès annoncés.
Après cette mise au point comptable, Lucy Vincent a joué sur le registre de l’émotionnel en avouant notamment qu’il s’agissait là d’un véritable drame de santé publique :
« Nous avons énormément de compassion vis-à-vis des victimes. Nous sommes un laboratoire qui fait de la recherche pour trouver des médicaments, pour soigner, pour éventuellement guérir des patients. C'est un drame pour un laboratoire, quel qu'il soit, de se trouver dans une situation pareille. Tout le personnel de chez Servier est extrêmement affecté par cette histoire. Je pense que la situation aujourd'hui nous oblige à reconnaître que là il y a un drame de santé publique. »
 
 
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