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Mediator : La proposition de Servier refusée

Publié par le , Mis à jour le 14/03/2011 à 15:34
Après une première proposition de 20 millions d’euros pour le fonds d'indemnisation du Mediator fraîchement accueillie par le milieu associatif – voir notre article Mediator : Une première proposition pour le fonds d'indemnisation – Servier a évoqué la possible création d’un fonds d’indemnisation complémentaire si les intéressés renoncent à toute poursuite judiciaire.

Une indemnisation en cas de renonciation

Alors que l’instruction de l’affaire Mediator suit son cours, les laboratoires Servier ont à nouveau marqué l’actualité. Après les 20 millions d’euros destinés au fonds d’indemnisation des victimes du Mediator bien loin du milliard réclamé – consulter Le laboratoire Servier se voit demander 1.6 milliards d'euros d'indemnisation – ils ont formulé une nouvelle proposition. Un second fonds d’indemnisation serait créé à titre complémentaire pour les victimes exclues des procédures légales d’indemnisation…à la condition qu’elles consentent à renoncer à toute action judiciaire.

Le gouvernement et la Sécu refusent

Les réactions n’ont pas été longues à se faire entendre.

Ainsi, Xavier Bertrand, en qualité de ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, a déclaré au micro de RTL : « Vous ne pouvez pas empêcher quelqu'un de mener une action pénale, parce que la question de la réparation, c'est bien sûr d'un point de vue financier, et c'est légitime, mais c'est aussi une réparation éthique ».

Faisant écho à ces propos, Frédéric Van Roekeghem, directeur général de l'Assurance maladie, a ajouté : « Nous considérons en terme économique que le coût le plus important, c’est celui d’avoir maintenu le Mediator pendant une durée que l’Igas a estimé beaucoup trop longue. Notre démarche est de demander à la justice de faire la transparence pour savoir si les laboratoires Servier ont masqué les qualités essentielles du produit afin de maintenir les autorisations de commercialisation ».

Le Mediator, médicament pour diabétiques en surpoids prescrit aussi comme coupe-faim, serait à l’origine de la mort de 500 à 2 000 personnes en France avant son retrait apparemment tardif en novembre 2009 après 33 années de commercialisation.

 
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