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Médicament : le Di-Antalvic retiré du marché aujourd'hui

Publié par le , Mis à jour le 01/03/2011 à 13:44

Un bénéfice médical jugé insuffisant 

Décidé le 31 janvier dernier, le retrait du Di-Antalvic est devenu réalité.

Cet anti-douleur à base de dextropropoxyphène de même que le Propofan et leurs équivalents génériques sont priés depuis aujourd’hui de déserter les pharmacies françaises en raison d’un bénéfice médical jugé insuffisant au regard des risques de décès en cas de surdosage.

Figurant sur la liste des 77 médicaments et 12 classes thérapeutiques épinglés par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), le Di-Antalvic a causé la mort de 300 à 400 personnes au Royaume-Uni – où il n’est plus commercialisé – en raison notamment de surdosages volontaires alors qu’il était utilisé dans le traitement de la douleur d'intensité modérée à sévère.

Selon toute vraisemblance, le dextropropoxyphène s'accumulerait dans l'organisme provoquant une intoxication, en particulier chez les personnes âgées et les patients atteints d'insuffisance rénale.

Déjà, en juin 2009, l’Afssaps avait annoncé le retrait progressif de ces médicaments opiacés, décision préconisée aussi par l’Agence européenne du médicament (EMA).

Le médicament préféré des Français

Avec ses huit millions d’utilisateurs réguliers, le marché français représente à lui seul 95 % de la consommation européenne de Di-Antalvic. Toutefois, le nombre des décès pour cause de surdosage est chez nous moins conséquent qu’outre-Manche. L’on dénombre ainsi 65 morts par an, 90% des cas étant considérés comme des suicides.

En 2009, l'Académie nationale de médecine s’était opposée à la recommandation européenne de retrait du Di-Antalvic au motif que les utilisations déviantes du médicament étaient « exceptionnellement observées en France, à la différence de pays comme la Suède, le Royaume-Uni ou le Danemark », pays à l'origine de la procédure de retrait.

Un sentiment que ne partage pas la revue Prescrire qui a toujours considéré que "malgré des décennies de commercialisation à grande échelle, il n'est pas démontré que l'association dextropropoxyphène + paracétamol soit plus efficace que le paracétamol seul et que les décès dus à cette association ne sont pas justifiables".

 
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