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Médicament : le Roaccutane devant la justice

Publié par le , Mis à jour le 28/10/2014 à 18:46
Après le Mediator, le Roaccutane ? Les laboratoires pharmaceutiques Roche, Pierre Fabre et Expanscience ont été mis en cause devant le TGI de Nanterre par une famille dont le fils adolescent s’est suicidé alors qu’il prenait deux génériques dudit produit à base d’isotrétinoïne.
 
Deux génériques contre l’acné
Considérant que le suicide de leur fils avait été causé par deux génériques du Roaccutane, médicament contre l’acné, ses parents ont assigné les laboratoires pharmaceutiques Roche, Pierre Fabre et Expanscience devant le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre.
 
Pour les parents d’Alexandre, il n’existe pas le moindre doute. Si leur fils, Alexandre, s’est pendu à Nice en juillet 2007, c’est parce qu’il suivait ce traitement depuis sept mois.
Son père, Daniel Voidey, a ainsi confié : « Je sentais qu'il était vraiment angoissé et fatigué mais rien ne laissait penser qu'il allait se suicider. C'est un message dans lequel il disait qu'il ne savait pas ce qu'il avait depuis trois semaines et qu'il avait mal partout, qui nous a convaincu de les attaquer ».
À la sortie de la salle d’audience, il a ajouté : « Je veux que la justice reconnaisse que mon fils n'est pas un menteur et que ce médicament est responsable de sa mort ».
 
Un médicament est toujours « toxique »
Avocat de la famille, Me Gilbert Collard, a donc décidé d’assigner les laboratoires Roche, en qualité d’inventeur du traitement à l’isotrétinoïne, molécule active du Roaccutane. Pierre Fabre et Expanscience ont, quant à eux, été assigné pour avoir commercialisé le Curacné et le Procuta, deux génériques prescrits au jeune Alexandre.
Lors des débats, Me Collard a demandé la désignation d'un collège d'experts réunissant un psychiatre, un dermatologue et un pharmaco-vigilant pour que soit démontré que rien ne prédisposait la victime au suicide avant qu’il ne suive ce traitement à base d’isotrétinoïne.
En réponse, les avocats de la défense ont fait valoir qu’un médicament était toujours « toxique » avant de signaler que le Roaccutane était un « traitement de dernière intention, révolutionnaire, qui avait guéri des millions d'acnéiques sévères ». L’avocat des laboratoires Roche, Me Jacques-Antoine Robert, estiment que les risques entraînés par le Roaccutane ne remettent pas en cause la place de cette molécule dans la pharmacopée, le bénéfice-risque étant favorable.
La décision a été mise en délibéré au 29 avril 2011.
 
 
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