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Médicaments : la contrefaçon inquiète l'Italie

Publié par le , Mis à jour le 09/03/2011 à 16:09
En matière de lutte contre la contrefaçon médicamenteuse, la France apparaît préservée grâce à la sécurité de son circuit pharmaceutique et à sa politique de remboursement qui retient ses consommateurs de succomber aux tarifs d’internet. De l’autre côté des Alpes, ce fléau semble autrement plus menaçant vu la quantité de faux médicaments saisis : 136 000 de 2005 à 2008 contre 1 593 000 en 2008-2009.

Internet, premier vecteur des faux médicaments

Première porte d’entrée des médicaments contrefaits : Internet. Figurant avec les Allemands et les Espagnols parmi les Européens les plus présents sur la toile pour l’achat de produits de santé, les Italiens sont aisément séduits par les prix qui y sont proposés. Ils sont en effet généralement moins onéreux que ceux pratiqués dans le circuit officiel.

Plus loin, une grande partie de ces internautes italiens agit ainsi sans se soucier vraiment de la licéité et de la dangerosité de ces activités. Selon un sondage de l’Agence italienne du médicament, ils sont 40 % à affirmer ignorer que le commerce de médicaments en ligne est interdit. Autre enseignement pertinent de cette enquête, nos amis transalpins n’ont semble-t-il pas conscience des risques potentiels auxquels ils s’exposent en achetant des médicaments sur la toile. Ils sont ainsi 33 % à considérer que ces produits sont sans danger pour la santé.

Une aubaine pour les escrocs

Cet attrait des Italiens pour la vente de médicaments en ligne attire logiquement nombre d’escrocs qui rivalisent d’ingéniosité pour échapper à la brigade chargée de la lutte anti-contrefaçon (Nucleo Antisofisticazione e Sanità ou Nas). Certains créent des portails éclairs dont la durée de vie n’excède pas quelques jours, le temps d’écouler les stocks disponibles.

Hors de la sphère d’internet, les organisations qui se sont faites une spécialité de la contrefaçon s’appuient sur le concours de revendeurs qui, une fois les faux médicaments achetés sur la toile, en font le commerce auprès de leurs connaissances en se ménageant au passage une petite marge.

Dans un tout autre genre, des boutiques alternatives, des salons de coiffure ethniques et des salles de sport font l’objet d’une surveillance particulière de la part des pouvoirs publics. Certains de ces commerces proposent en effet des cosmétiques contrefaits qui peuvent s’avérer dangereux pour la santé.

 
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