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Mutuelle collective : les salariés moins bien couverts qu'avant

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Les salariés doivent prendre des surmutuelles pour être bien couverts

Dans une interview donnée au site Capital, Olivier Pericchi, Directeur général délégué du groupe Henner explique que les salariés bénéficiant de la généralisation de la complémentaire santé ont vu leur niveau de garantie baisser. Explications.

Bilan de la généralisation de la complémentaire santé 

Depuis le 1er janvier 2016, l’ensemble des entreprises du secteur privé doivent proposer obligatoirement une complémentaire santé à leurs salariés, et la part patronale doit atteindre au minimum 50 % du prix annuel de la cotisation. Un an passé après l’ANI, Olivier Pericchi, Directeur général délégué du groupe Henner revient sur cette première année de mise en application de la loi, et sa conclusion est critique. Pourquoi ?

  • Toutes les entreprises ne proposent pas de complémentaire santé collective à leurs salariés, alors que c’est une obligation. Près de 150 000 entreprises ne seraient toujours pas en règle, surtout des TPE comprenant 1 ou 2 salariés, soit 200 000 à 300 000 personnes sans mutuelle d’entreprise.
  • Mais ces personnes sont peut-être couvertes par la couverture de santé de leur conjoint ou par une mutuelle individuelle, bien plus chère que la version collective proposée par l’employeur. Paradoxalement, les contrats d’entreprise proposeraient des garanties moins élevées.
  • Sans sanction pour les entreprises qui ne sont pas en règle, les salariés peuvent juste saisir les Prud’hommes pour faire applique la loi.

Un échec ?

Avant la généralisation de la complémentaire santé, 600 000 TPE ne proposaient pas de contrat d’entreprise à leurs salariés, aujourd’hui ce chiffre est divisé par 3. C’est donc en ce sens un succès pour Olivier Pericchi.

Mais le revers de la médaille, c’est que les contrats responsables ont fait baisser les niveaux de remboursements des assurés. Les assurés sont alors contraints de souscrire des surcomplémentaire santé – et donc de dépenser plus – pour des niveaux de couverture moins important.

 

 
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