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Mutuelle : les restrictions de l'AME suscitent des critiques

Publié par le , Mis à jour le 21/01/2011 à 17:14

L'accès à l'AME est restreint

Un droit d'entrée de 30 euros par an a été instauré par les députés UMP pour les bénéficiaires de l'Aide Médicale d'Etat alors que jusqu'à présent cette couverture médicale était gratuite pour les sans-papiers démunis. Rappelons aussi qu'ils ont retiré de l'aide les actes aux faibles « service médical rendu ». Ces nouvelles mesures ont été apportées lors de l'examen du budget 2011 par l'Assemblée nationale.

Les syndicats CFDT et Solidaires se sont joints hier aux critiques d'associations comme Médecins du Monde, le Ciss (associations de patients), la Fnars, l'Uniopss (insertion) et l'ODSE (Observatoire du droit à la santé des étrangers) et de l'opposition qui se mobilisent pour dénoncer les barrières mises en place par la majorité, qui cherche à limiter l'accès à l'Aide médicale d'Etat (AME), attribuée aux étrangers en situation irrégulière aux faibles ressources.

Problèmes soulevés par ces mesures

Pour la CFDT, le droit d'entrée qu'instaurent les députés UMP pose le problème de l'égal accès à la santé sur le territoire français et amplifie un problème de santé publique parmi les personnes les plus fragiles sujettes à des maladies infectieuses, la tuberculose, et le sida. Selon le CFDT ces mesures engendreront plus de dépenses à la communauté, faute de prévention et de prise en charge des patients en temps utile plutôt qu'un gain. De plus le syndicat dénonce « une nouvelle stigmatisation des étrangers et une mesure inutile ».

Pour l'Union syndicale Solidaires, les étrangers en situation irrégulière aux faibles ressources sont le nouveau bouc émissaire du gouvernement et de sa majorité. Selon eux, ils cherchent à faire payer aux plus démunis les réductions des dépenses publiques. Le syndicat considère ces mesures comme une « croisade idéologique anti-immigrés ».

Plusieurs responsables politiques ont également critiqué cette réforme, qualifiées de « populistes » par le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée, Jérôme Cahuzac. Le PCF a quant à lui parlé d'une restriction « cynique » et « irresponsable ».

A l'inverse, la vice-présidente du FN Marine Le Pen trouve que les mesures prises ne sont pas suffisantes, elle qualifie même cette réforme de « réformette ».


Article rédigé par Cécile Phlippoteau

 
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