Actualités mutuelle

PIP : des aveux qui choquent le ministre de la Santé

Publié par le , Mis à jour le 09/01/2012 à 16:38
1 réaction Note
Alors que Jean-Claude Mas, fondateur de la société PIP a avoué la supercherie des prothèses mammaires aux enquêteurs, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, s’est montré choqué par ces aveux froids, à la limite du cynisme. Conséquences de cette monumentale duperie sanitaire : une refonte totale des procédures de mises sur le marché des dispositifs médicaux.
 

L’ex patron de PIP a tout avoué


Les rumeurs allaient bon train, mais c’est aujourd’hui chose certaine : Jean-Claude Mas, fondateur de la société Poly Implant Prothèse (PIP) a avoué aux enquêteurs la tromperie des implants mammaires. 
Principale motivation de cette supercherie sanitaire : l’argent. « Je savais que ce gel n'était pas homologué, mais je l'ai sciemment fait car le gel PIP, rapport qualité-prix c'était moins cher et de bien meilleure qualité » affirme-t-il sans complexe.

Afin de permettre la mise sur le marché des prothèses, Mas avait ordonné à tous ses employés de dissimuler les informations sur la composition des prothèses faites maison. Pour l’agence de contrôle sanitaire allemande (TÜV) chargée d’apposer le label de reconnaissance européenne CE, la composition des prothèses PIP était faite d’un gel de fabrication américaine de la marque Nusil.

Un gel fait-maison moins cher, mais également de moindre qualité contrairement à ce que prétend le coupable, tout comme les enveloppes sur lesquelles l’entreprise tirait sur les prix.
 

Santé : Xavier Bertrand choqué par les propos de Mas


A la lecture des aveux de Jean-Claude Mas parus dans la presse, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand s’est montré profondément choqué par des propos baignés de cynismes, sans même un mot d’excuse pour les victimes. Le ministre a qualifié ces aveux d’« ignobles ».

Une affaire qui pousse les autorités à refondre entièrement le système de contrôle et de mise sur le marché des dispositifs médicaux dont font partie les prothèses PIP. Relire Pas de véritable contrôle sur les dispositifs médicaux : ça va changer ! 

Le mot de Mutuelle-land : compatissant à l’épreuve qui attend des milliers de femmes porteuses de ces prothèses mammaires, Etienne Caniard, président de la Mutualité française a pourtant prévenu que les établissements de mutuelle santé n’interviendront pas dans la prise en charge des explantations et nouvelles implantations. Toutefois, la Sécurité Sociale s’est engagée à prendre en charge ces opérations.

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
1 RÉACTION
informer par courrier

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES

 

GUIDE DES MUTUELLES