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Santé : une nouvelle mission pour réformer le système du médicament

Publié par le , Mis à jour le 04/02/2011 à 14:51

Nicolas Sarkozy confie une mission à Bernard Debré

Le président a confié au Pr. Bernard Debré, député UMP de Paris, une mission sur la réforme du système du médicament, en parallèle aux missions parlementaires déjà sur pied dans l'affaire du Mediator. Après ce fiasco des autorités sanitaires, l'idée est d'aller vite pour proposer des grandes lignes d'un projet au plus tard au mois de mai ou juin. Car selon lui, le rapport des missions parlementaires, avec la synthèse des deux assemblées, n'a aucune chance d'être publié avant l'automne.

Pour le député de Paris, il s'agit d'une mission ou il disposera de toute son indépendance et sa responsabilité. Le but n'est pas de faire le procès du Mediator lui-même, mais de proposer des mesures sur la réorganisation des agences sanitaires et de pharmacovigilance. Les pistes explorées sont de faire financer l'Afssaps (l'agence sanitaire du médicament) par l'État et non les laboratoires et de publier les conflits d'intérêt, deux idées déjà évoquées par M. Bertrand.Ils proposeront aussi de découper les agences différemment, en limitant les pouvoirs de la Haute autorité de santé et en éclatant l'Afssaps, avec de nouvelles agences regroupant diverses attributions comme la surveillance des médicaments.

Une initiative qui fait grincer des dents à l'Assemblée.

Toutefois, comme l'exécutif avait déjà initié des missions parlementaires qui devaient formuler des propositions de réforme et que l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) doit aussi présenter son rapport, cette nouvelle initiative ne fait pas que des heureux. Ainsi à gauche, Gérard Bapt, président PS de la mission de l'assemblée, ne cache pas son mécontentement. « C'est scandaleux, on achète le silence de Bernard Debré qui avait commencé à ruer dans les brancards ».

En effet, selon lui, le 20 décembre, le jour même où M. Sarkozy lui a proposé une mission, le Pr. Debré avait ciblé les ministres de la santé qui se sont succédé depuis le début de l'affaire du Mediator (y compris Xavier Bertrand, de 2005 à 2007), en disant qu'« ignorer, pour un politique, c'est une faute » et qu'un ministre « doit être au courant ».À droite également, Jean-Pierre Door (UMP), rapporteur de la mission de l'Assemblée, se dit lui-même très étonné. Il craint que la mission Debré-Even ne fasse "double emploi" avec les missions parlementaires, qui en deviendraient inutiles.

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