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Arrêts maladie : les malades, une nouvelle fois mis à contribution ?

Publié par le , Mis à jour le 30/11/2011 à 15:17
Le couplet sur les arrêts maladie n’a pas manqué de faire parler de lui. Toujours à la recherche d’économies dans le cadre du budget de la Sécurité Sociale, le gouvernement a articulé sa stratégie autour de la baisse des indemnisations jounalières. Une mesure qui déplait une nouvelle fois.

Récupérer 150 millions d’euros sur les indemnités


C’est le chiffre lancé par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand. La baisse des indemnités journlières devrait permettre d’économiser à la longue 150 millions d’euros.

Mais attention, le gouvernement a pris toutes les précautions nécessaires pour éviter toute polémique sur la décision. Seuls les salaires 1,8 fois supérieurs au SMIC (soit environ 2 500 euros brut) seront concernés par la baisse des indemnisations d’arrêt maladie.

Une mesure justifiée par le ministre qui a assuré que les salariés eux-mêmes ne seraient pas concernés par ce rabotage. Xavier Bertrand a en effet argumenté, précisant que ce type de salaire concernait les salariés des plus grandes entreprises, qui le plus souvent couvrent leurs salariés. Et de rajouter « c'est plutôt l'entreprise qui aujourd'hui va couvrir ces 150 millions d'euros que les salariés ».

Selon Pierre Méhaignerie, président UMP de la commission des Affaires sociales, la mesure devrait protéger 70% des salariés.

Une mesure pourtant contestée


Malgré tous les arguments du gouvernement, la mesure ne fait pas l’unanimité. 

C’était sans compter sur le soutien des syndicats qui ont protesté contre cette nouvelle attaque envers les malades. 
Côté association, la FNATH, l’association des accidentés de la vie, remet en question la dimension constitutionnelle de la mesure et dénonce la réduction du droit des malades.

L’avis de Mutuelle-land : une autre mesure, jugée injuste, consistant à imposer un 4ème jour de carence dans le secteur privé a finalement été abandonnée. « Si c'est perçu comme une injustice, ce n'est pas le choix que l'on doit retenir » a déclaré le ministre de la Santé (LCI). Pourtant, le doublement de la taxe sur les contrats de mutuelle santé a lui également été taxé « d’injuste », ce qui n’a pas empêché son maintien…

 
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