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Bronchiolite : la HAS déconseille la kiné respiratoire

Publié par le , Mis à jour le 15/11/2019 à 11:15

La HAS recommande de priviligier le lavage de nez

C’est la hantise des parents quand l’hiver pointe le bout de son nez. En France, 30% des bébés de moins de deux ans vont contracter une bronchiolite. Une infection virale qui nécessite régulièrement de la kiné respiratoire. Une technique qui est désormais déconseillée par la Haute Autorité de santé (HAS).

La kiné respiratoire est non recommandée

C’est une période que redoutent les parents de jeunes enfants. Entre novembre et février, près de 480.000 nourrissons contractent la bronchiolite chaque hiver. Au total, 30% des bébés de moins de deux ans vont être touchés. Cette infection virale respiratoire atteint les petits de moins de deux ans et nécessite de la kiné respiratoire. Cette technique qui traumatise les parents est désormais déconseillée.

Dans ses nouvelles recommandations, la Haute autorité de santé (HAS) considère que la kiné respiratoire est « contre-indiquée » à l’hôpital et « non recommandée » en médecine de ville pour les nouveau-nés et nourrissons de 12 mois : « Nous n’avons aucun niveau de preuve de cette méthode. Chez les enfants hospitalisés, atteints de formes les plus graves, la kinésithérapie est non seulement inutile mais contre-productive. Cela va aggraver l’état de l’enfant, qui est déjà fatigué et a du mal à respirer » raconte Pierre-Louis Druais, vide-président de la commission recommandations de la HAS cité par BFMTV.  

La HAS en collaboration avec le Conseil National Professionnel de Pédiatrie (CNPP) a identifié trois stades de gravité pour la bronchiolite. Les médecins vont devoir définir « les formes légères, modérées et graves ».

Les formes légères ne vont pas nécessiter l’hospitalisation du nourrisson, cela se fera au cas par cas pour les formes modérées et les formes graves devront être directement hospitalisées.

Selon les chiffres, 2 à 3% des enfants de moins de 12 mois sont hospitalisés dans le cadre d’une bronchiolite.

Que préconise la Haute Autorité de Santé ?

Pour la HAS, il faut désormais privilégier le lavage de nez régulier et la surveillance des signes d’aggravation. Selon le professeur Druais, les parents doivent être formés par les professionnels à ce geste qui n’est pas une partie de plaisir mais qui est nécessaire pour la santé de l’enfant.

Alors le kiné ne sera-t-il bientôt plus sollicité par pour soigner la bronchiolite ? La HAS rappelle que « les réseaux bronchiolite des kinés ont leur pertinence car ils permettent de suivre l’enfant à domicile, de réévaluer son état, de rappeler des conseils clairs à donner aux parents, notamment le lavage nasal ».

Outre le rôle essentiel donné au lavage de nez, l’autorité sanitaire estime que les antibiotiques sont nécessaires dans les cas de surinfection bactérienne. Les sirops antitussifs et autres fluidifiants bronchiques sont eux, désormais contre-indiqués.

Rappelons que la bronchiolite débute par un rhume ou par une rhinopharyngite avec un peu de fièvre. Quelque temps plus tard, l’enfant va avoir une toux sèche et aura des difficultés à respirer.

Le remboursement de la kinésithérapie

Aujourd’hui, la Sécurité sociale rembourse à hauteur de 60% la consultation de ce professionnel de santé. Attention, pour obtenir ce remboursement, le patient doit avoir suivi le parcours de soin. Le reste du tarif est pris en charge par votre complémentaire santé.

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