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Cancer du col de l'utérus : 3 000 nouveaux cas et plus de 1 000 morts

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60% des femmes se font régulièremment dépister du cancer du col de l'utérus

Malgré un recul depuis 1990, le cancer du col de l’utérus continue de faire des victimes. En 2018, ce sont près de 3 000 nouveaux cas et plus de 1 000 morts qui ont été recensés par les autorités sanitaires. Pour lutter contre ce cancer, le dépistage et la vaccination sont les meilleures armes.

Un ralentissement depuis 2005

En 2018, 2 920 nouveaux cas du cancer du col de l’utérus et 1 117 décès ont été recensés en France.  Ces chiffres dévoilés par les autorités sanitaires sont en baisse. Depuis 1990, la mortalité et les nouveaux cas n’ont cessé de diminuer annonce d’ailleurs l’agence sanitaire Santé publique France.À cette époque, les chiffres avoisinaient les 4 000 nouveaux cas avec un taux de mortalité de 3,1 pour 100 000 contre 1,7 pour 100 000. Si à première vue, cette baisse est satisfaisante, les autorités sanitaires soulignent un ralentissement depuis 2005.   

Selon les régions, le nombre de nouveaux cas du cancer du col de l’utérus diffère. Il est particulièrement élevé dans le Sud-Est à savoir le Var, Gard, l’Hérault et les Bouches-du-Rhône) ainsi qu’en Côte-d’Or. À l'inverse, le taux est plus faible en Pays de la Loire et en Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour lutter contre ce cancer, les autorités sanitaires recommandent aux jeunes filles de 11 à 14 ans et aux garçons de moins de 26 ans de se faire vacciner contre les infections aux papillomavirus humains (HPV). Mais aujourd’hui encore, la couverture vaccinale est jugée insuffisante (moins de 30%). Elle est d’ailleurs une des plus faibles d’Europe. D’après une enquête de Santé publique France de 2016, les freins à cette vaccination sont liés à un défaut d’information et à une réticence vis-à-vis du vaccin. En effet, 15% des jeunes femmes concernées n’ont jamais entendu parler de cette protection. Pire, la moitié des adolescentes et trois parents sur cinq n’ont jamais été informés par leur médecin.

Un nouveau programme de dépistage

Si la vaccination est d’une importance capitale, le dépistage l’est tout autant. Là aussi, les chiffres sont à la peine. Aujourd’hui, seules 60% des femmes de 25 à 65 ans se font régulièrement dépister avec une diminution importante passée 50 ans. En 2018, un nouveau programme de dépistage a été lancé. Un programme qui a pour objectif d’augmenter de 20% le taux de femmes qui se font dépister.

 
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