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Cancer du sein : la Haute Autorité de santé s'oppose au remboursement des tests prédictifs

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4 500 tests ont été réalisés en France en 2017

Le remboursement des tests prédictifs ne sera pas pour tout de suite. La HAS vient d’émettre un avis défavorable en raison d’une absence de données pertinentes même si elle reconnaît un potentiel.

Un remboursement jugé « prématuré »

La Haute Autorité de santé vient de rendre sa décision sur le remboursement des tests prédictifs. Des tests qui ont pour but d’identifier les femmes qui ont besoin d’une chimiothérapie après l’opération d’une tumeur. Dans son avis, la Haute Autorité de santé juge « prématuré » un remboursement par la Sécurité Sociale. Une étude relayée par le Parisien en juin 2018 annonce que 10 000 chimiothérapies pourraient être évitées chaque année. Pour limiter ces traitements lourds, la réalisation de tests prédictifs est nécessaire. Des tests qui sont encore rarement pratiqués en France à l’inverse des États-Unis. Environ 4 500 tests ont été réalisés en 2017 alors que 55 000 nouveaux cas sont recensés chaque année dans le pays.

Dans un communiqué, la Haute Autorité de santé explique que pour rendre sa décision "des analyses des essais cliniques» ont été effectuées. Des essais qui n’ont pas permis de déterminer si « les signatures génomiques avaient une valeur ajoutée ». Pour l’autorité publique, les études réalisées « portent principalement sur des populations qui ne correspondent pas à la population d’intérêt ». Concrètement, le remboursement des tests a été jugé prématuré en raison d’une absence de données pertinentes.

Poursuivre la recherche clinique

Même si un avis défavorable a été émis, la Haute Autorité de santé reconnait le potentiel des signatures génomiques. Un nouvel outil qui pourrait ainsi permettre à un médecin d'élaborer un traitement adapté pour une patiente atteinte d’un cancer du sein. Voilà pourquoi, la HAS souhaite que la recherche clinique se poursuivre afin de valider l’intérêt des tests prédictifs au sein de la population.

Rappelons que le cancer du sein fait partie des quatre principaux cancers en France. Selon la Ligue contre le cancer, il arrive au 1er rang des cancers en terme de fréquence avec 33.5% de l’ensemble des nouveaux cas. 75% des cas se déclarent après 50 ans avec un âge moyen de diagnostic à 61 ans.

 
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