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Cannabis thérapeutique : une expérimentation autorisée pour deux ans

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3 000 patients vont pouvoir tester le cannabis thérapeutique

À partir de 2020 et pour une durée de deux ans, 3 000 patients considérés comme étant dans une impasse thérapeutique vont pouvoir profiter du cannabis médical. Une drogue qui sera prescrite sous différentes formes comme la tisane ou les fleurs séchées.

Une expérimentation de deux ans

La question fait débat en France. Faut-il « oui » ou « non » légaliser le cannabis à des fins médicales ? Les députés viennent de voter un amendement qui autorise pour la première fois l’expérimentation du cannabis thérapeutique. Cette expérimentation débutera dès 2020 pour une durée de deux ans : « six mois de mise en place, six mois d’inclusion des patients, six mois de suivi des patients et six mois d’analyse des données avec une remise d’un rapport par un comité scientifique » explique Le Monde.

Cette drogue sera réservée exclusivement à des patients qui sont dans « une impasse thérapeutique ». L’Assemblée nationale a retenu 5 pathologies à savoir les douleurs neuropathiques, réfractaires aux thérapies médicamenteuses ou non,  certaines formes d’épilepsie, des pathologies du système nerveux, les effets secondaires aux chimiothérapies et des pathologies du système nerveux central.

Le malade ne pourra pas fumer le cannabis thérapeutique

Au total, près de 3 000 malades sont concernés par cette expérience qui « visera à expérimenter l’impact positif des dérivés du cannabis dans certaines pathologies » explique Olivier Véran, rapporteur LaRem dans les colonnes du quotidien.

Le cannabis thérapeutique qui sera prescrit aux patients sera remboursé par la Sécurité sociale. Il prendra la forme de tisane, d’huile ou encore de fleurs séchées. Pas question pour un malade de fumer. Par ailleurs, les ordonnances ne pourront être délivrées que par des médecins spécialistes des pathologies ciblées par l’expérimentation, des neurologues ainsi que des cancérologues. Cependant, lorsque le traitement sera élaboré, un médecin traitant pourra renouveler l’ordonnance.

Avec cette décision inédite des parlementaires, la France part sur les traces de 17 autres pays européens qui ont d’ores et déjà franchi le cap.

 
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