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Dépistage et vaccination : le cancer du col de l'utérus éradiqué d'ici 40 ans ?

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Le cancer du col de l'utérus pourrait être éradiqué d'ici 40 ans

Une étude montre qu’en généralisant rapidement la vaccination et le dépistage, le cancer du col de l’utérus pourrait disparaître dans certains pays comme la France ou encore les États-Unis d’ici 40 ans.

Eviter 13,5 millions de cas dans les 50 ans à venir

Le cancer du col de l’utérus pourrait être éradiqué. Selon une étude publiée mercredi 20 février dans la revue The Lancet Oncology, la maladie pourrait disparaitre dans le monde d’ici la fin du siècle. Dans les pays les plus riches comme la France ou encore les États-Unis, elle pourrait être éradiquée d’ici 40 ans. Mais comment ? L’étude démontre qu’en généraliser rapidement la vaccination et le dépistage, le nombre moyen de cancers du col de l'utérus pourrait passer sous la barre de 4 cas sur 100 000 femmes dans la plupart des pays. « C'est le seuil potentiel au-dessous duquel on pourrait considérer que le cancer du col de l'utérus est éliminé en tant que problème de santé publique », indiquent les auteurs de l'étude.

D’après l’étude ces deux actions pourraient permettre d’éviter 13,5 millions de cas dans les 50 ans à venir. Début février, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait annoncé que 570 000 nouveaux cas du cancer du col de l’utérus avaient été diagnostiqués dans le monde. Au total, ce sont 310 000 patientes qui meurent de cette maladie. Des femmes pour la plupart issues de pays à bas ou moyens revenus. Quatrième cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde, le cancer du col de l’utérus est responsable de 1 100 décès par an en France (12e cancer le plus fréquent dans l’Hexagone).

Plus de 80 % des filles de 12 à 15 ans vaccinées à partir de 2020

Le cancer du col de l’utérus est dû à des papillomavirus qui peuvent toucher les deux sexes. Actuellement, la prévention repose sur deux piliers : la vaccination et le dépistage à l’aide de frottis. Pour la vaccination, elle est fortement recommandée pour les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans. Les frottis de dépistages doivent quant à eux être pratiqués tous les 2 ans chez les femmes âgées de 25 à 65 ans. Problème : ces deux recommandations ne sont pas suffisamment suivies. Selon le site e-cancer, 21% des jeunes Françaises ont été vaccinées contre les HPV. Pour les frottis, seulement 60 % des femmes de 25 à 65 ans en effectuent régulièrement. Pour éliminer ce cancer, l'étude se base sur l'hypothèse que plus de 80 % des jeunes filles soient vaccinées à partir de 2020 et que 70 % des femmes se soumettent à un dépistage deux fois dans leur vie.

 
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