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Grossesse : 167 000 Françaises sans sage-femme ni maternité à proximité

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Santé : 167 000 Françaises vivent dans un désert obstétrique

Malgré une hausse des effectifs de 3 % par an entre 1999 et 2017, près de 13 000 communes françaises sont considérées comme « sous-denses » en sages-femmes. Selon les données de la Drees, 167 000 Françaises vivent dans un désert obstétrique.

13 000 communes considérées comme « sous-denses » en sages-femmes

Une étude alarmante pour les femmes enceintes. En France près de 167 000 femmes vivent dans une commune « sous-dense en sages-femmes » et située « à 45 minutes ou plus de la maternité la plus proche », révèle une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publiée jeudi 24 janvier. Soit 1,5 % de la population. Dans le détail, 13 000 des 35 357 communes françaises sont considérées comme « sous-denses » en sages-femmes. Concrètement, « près de 8,3 millions de personnes, dont 1,6 million de femmes âgées de 15 à 49 ans en âge de procréer » vivent dans une de ces zones. En y ajoutant le nombre de femmes habitant à 45 minute sou plus d’une maternité, la Drees dévoile que 968 000 personnes, dont 167 000 femmes en âge de procréer, rencontrent ces difficultés.  

Le nombre de maternités a diminué de près de 40 % en 10 ans

Si les maternités sont nombreuses à fermer (leur nombre a diminué de près de 40 % entre 1996 et 2016), les effectifs de sages-femmes ont quant à eux augmenté. Entre 1999 et 2017, ces derniers ont progressé de 3 % par an, soit « plus vite que l’ensemble de la population ».

L’étude de la Drees fait également état d’améliorations. Axée sur l'accessibilité géographique aux soins, elle dévoile qu’entre 2016 et 2017, cette accessibilité a augmenté de +2,3 % pour les infirmiers, de + 2,8 % pour les masseurs-kinésithérapeutes et de 5,4 % pour les sages-femmes. De plus, cette accessibilité s’harmonise. Ainsi, l'indice d'accessibilité met en évidence qu’entre les 10 % des Français les mieux desservis en service de soins et les 10 % les moins bien lotis, les inégalités se sont fortement réduites : - 17 % pour les infirmiers, - 29 % pour les masseurs-kinésithérapeutes et - 27 % pour les sages-femmes.

 
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