Actualités santé

Homéopathie : la Haute Autorité de santé demande son déremboursement

Publié par le

En 2016, la Sécurité sociale a remboursé plus de 55 millions d'euros de cette médecine douce

La Haute Autorité de santé vient de rendre son avis sur l’homéopathie. Elle propose de dérembourser les petites gélules prisées par 3 Français sur 10. C’est désormais au gouvernement de prendre une décision.

72% des Français croient en l’homéopathie

L’information avait fuité dans la presse depuis quelques semaines déjà. La Haute Autorité de santé vient officiellement d’émettre son avis sur l’homéopathie, sujet qui divise toujours autant le monde médical et les Français. Selon la HAS, elle ne doit plus être remboursée par l’Assurance maladie en raison « d’une efficacité insuffisante ». Actuellement, les petites granules sont prises en charge à hauteur de 30%. Rien qu’en 2016, la Sécurité Sociale a remboursé un peu plus de 55 millions d’euros de cette médecine douce prisée par 3 Français sur 10.

D’après une étude parue en février 2019, près de 72% de la population croient en son efficacité. Un taux bien supérieur à celui des professionnels de santé qui ne sont que 49% soit un médecin sur trois à partager cette opinion. Certains pensent que les petites granules ont un effet placebo et peuvent être néfaste pour la santé.

Cette décision de la Haute Autorité de santé marque la fin du processus d’évaluation scientifique. C’est désormais au gouvernement de trancher. A de nombreuses reprises, Agnès Buzyn, ministre de la santé avait déclaré qu’elle suivrait les recommandations de la HAS.

Des emplois menacés

Ce possible déremboursement serait un coup de massue pour les laboratoires Boiron (France), Weleda (Suisse)  et Lehning (France). D’ailleurs, ils n’ont pas hésité à monter au créneau en mettant en avant des pertes d’emploi si la décision venait à être confirmée : 1 000 emplois chez Boiron, 300 chez Welada et Lehning. Boiron estime d’ailleurs une baisse de 50% des ventes sur ses produits remboursables rien que pour la première année et 50% pour la seconde année.

De son côté, Agnès Buzyn a décidé de mettre sa décision en stand by en raison de l’épisode de canicule qui traverse le pays. Rappelons que la déremboursement de cette médecine douce permettrait une économie de 0,3% du budget de l’Assurance maladie.

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES

 

GUIDE DES MUTUELLES