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IVG : le Sénat revient sur l'allongement du délai

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Lors du premier vote, seuls 22 sénateurs étaient présents

C’est la grande désillusion pour la sénatrice socialiste Laurence Rossignol. Le Sénat a finalement décidé de revenir sur l’allongement du délai de 12 à 14 semaines de l'interruption volontaire de grossesse voté quelques jours plus tôt.

Un délai pour l’IVG de 12 à 14 semaines

Marche arrière de la part du Sénat. Alors qu’un allongement de deux semaines de l’IVG avait été voté, une partie des élus a décidé de revenir sur ses positions. À l'origine, Laurence Rossignol, ancienne ministre des droits des femmes sous le gouvernement de François Hollande propose de faire passer le délai de l’interruption volontaire de grossesse de 12 à 14 semaines.

Lors du vote, seuls 22 sénateurs sont présents dans l’hémicycle. L’amendement est adopté par 12 voix pour et 10 voix contre. Mais quelques heures plus tard, la Commission des Affaires sociales présidée par Alain Milon (LR) demande une seconde délibération. Une délibération qui sera acceptée par Agnès Buzyn. La ministre de la santé justifie son choix en expliquant que « l’allongement de la période de l’IVG ne peut pas être traitée dans ce projet de loi (qui concerne l’organisation du système de santé, NDLR) ».

5 000 Françaises avortent à l’étranger

L’argument ne convainc absolument pas la sénatrice socialiste qui n’hésite pas à dénoncer sur Twitter : « la coalition droite/gouvernement l’a emporté et nous avons perdu l’allongement de 2 semaines. Accessoirement, la grande cause égalité F/H du quinquennat n’aura pas fait illusion 2 ans. Mais nous continuerons à défendre l’accès à l’IVG ».

En France, le délai légal pour avorter est possible jusqu’à la fin de 5ème semaine de grossesse pour l’IVG médicamenteuse et jusqu’à la 12ème semaine pour l’IVG instrumentale.

Selon les derniers chiffres de la Drees, 216 700 avortements ont été pratiqués en 2017. D’ailleurs selon leur rapport, une IVG sur vingt se réalise entre la 12ème et la 14ème semaine de grossesse. Pire, on estime que chaque année, ce sont 5 000 Françaises qui sont obligées d’avorter à l’étranger à cause du dépassement du délai de 12 semaines.

 
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