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Medicaments anti-rhumes : à éviter ?

Publié par le , Mis à jour le 31/01/2013 à 15:50

Le rhume est une maladie qui touche beaucoup de personnes chaque année. Selon les études faites par le Centre de pharmacovigilance à Toulouse, on ne devrait plus utiliser les médicaments anti-rhume à effet vasoconstricteur qui sont en vente libre. Par contre, l’Agence du médicament recommande de les utiliser.

Les points de vue de l’Ansm

Face à la publication du Centre de pharmacovigilance à Toulouse sur les risques de l’utilisation des médicaments anti-rhume qui sont en vente libre et qui contiennent de la pseudoéphédrine, l’Agence de sécurité du médicament n’a pas voulu réagir officiellement. Selon le Dr Emmanuelle Bondon-Guitton, « il faut éviter d’utiliser ces médicaments dont le risque est inacceptable au vu de la pathologie ». En avril 2012, le Centre de pharmacovigilance a déjà prouvé que les médicaments qui contenaient un élément vasoconstricteur, lorsqu’ils sont avalés, pouvaient causer un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral. En conséquence, le Centre préconise plutôt d’utiliser un sérum physiologique lorsqu’on est atteint du rhume. Malgré ces tests, l’Ansm n’a pas encore affirmé sa position. L’un de ses membres indique qu’« il n’existe pas d’urgence de santé publique ».

La position actuelle de l’Ansm

En décembre 2011, l’Ansm a recommandé de faire bon usage des médicaments qui contenaient du vasoconstricteur. C’est à la suite des évènements survenus cette même année, qu’il a adopté ce point de vue. En effet, 15 personnes ont été victimes d’effets indésirables neurologiques ou cardiovasculaires suite à l’utilisation de ces médicaments. La plupart de ces victimes sont couvertes par une mutuelle santé. Sur 25 % des cas, les doses de ces médicaments et la durée du traitement n’étaient pas respectées.

Selon les études de l’Ansm, un traitement avec ce type de médicament ne doit pas aller au-delà des 5 jours. Cela peut également être dangereux d’associer deux de ces médicaments à la fois. Par ailleurs, ces produits ne doivent pas être utilisés par les enfants âgés de moins de 15 ans et par les personnes qui ont des antécédents cardiaques ou neurologiques.

Malgré les nombreuses alertes, l’Ansm n’a pas encore pris des mesures jusqu’à aujourd’hui. Tandis que beaucoup espèrent que ces médicaments ne soient plus mis en vente sur le marché.

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