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Le fort taux de médication des femmes enceintes inquiète

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Santé : les femmes enceintes prennent trop de médicaments

Selon une étude franco-canadienne, neuf femmes enceintes sur dix prennent des médicaments pendant leur grossesse en France. Des chiffres plus élevés que dans d’autres pays et qui inquiète l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Des risques sur le fœtus et pour la suite de la grossesse

Une médication inquiétante. Selon étude franco-canadienne publiée en juillet dans la revue Plos One, un grand nombre de femmes enceintes consomment trop de médicaments en France. Après avoir eu accès aux données anonymisées de la sécurité sociale, les auteurs de l’étude indiquent que 9 femmes enceintes sur 10 ont pris des médicaments. En moyenne, ces dernières suivent trois prescriptions : 11 % à 15 % pour de l’asthme, 1 % à 8 % pour du diabète et le reste pour de l’hypertension.

Ces chiffres, bien plus élevés que dans d’autres pays, inquiètent le Dr Sylvain Bouquet, médecin généraliste et membre du groupe de travail « reproduction, grossesse et allaitement » à l’ANSM. Interrogé par Le Figaro, ce dernier explique que « ces chiffres élevés sont inquiétants car si pour certains médicaments, nous connaissons les risques, pour d’autres non ». Malgré des tests effectués sur des femelles animales enceintes (depuis 1964, les femmes enceintes ne font plus parties des personnes sur lesquelles sont testés les médicaments), de nombreux effets indésirables peuvent se manifester. « Chez les femmes enceintes, on identifie souvent des problèmes dans la population après la commercialisation des médicaments. Ce n’est qu’après que nous identifions le mécanisme d’action sur le bébé ou la maman, mais nous en sommes encore à l’âge de pierre dans ce domaine », indique à l’AFP le Pr Anick Bérard, auteur de l’étude.

En 2017, l’ANSM alertait déjà sur ce phénomène après avoir publié une étude indiquant que 7% des femmes enceintes prennent ou ont pris au moins un médicament durant leur grossesse. Dominique Martin, directeur général de l’ANSM, expliquait alors que « la règle c'est qu'il n'y a pas de médicament anodin. Donc si on peut, autant s'en passer ».

 
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