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Les médicaments non génériques moins bien remboursés

Publié par le , Mis à jour le 07/01/2020 à 13:29

Les Français vont devoir s'habituer aux médicaments génériques

Les Français n’auront plus le choix. Depuis le 1er janvier 2020, les médicaments sont remboursés sur la base des génériques. Sauf cas particuliers, les patients qui refuseraient des génériques devront mettre la main à la poche pour s’acquitter de la différence.

Une économie de 100 000 millions d’euros à court terme

Depuis le 1er janvier 2020, les médicaments non génériques sont moins bien remboursés par l’Assurance maladie. Désormais, un patient qui refuserait des génériques sans une justification médicale devra mettre la main au porte-monnaie. En effet, il ne percevra que le prix du médicament générique qui est en moyenne 40% moins cher. La différence devra donc être réglée par le malade.

Avec cette mesure, le gouvernement espère réaliser une économie de 100 millions d’euros à court terme mais surtout inciter les Français à se tourner vers la prise des génériques. Les Français restent encore frileux à l’idée de consommer ce type de médicaments.

En 2013, ils n’étaient que 31% à les utiliser soit deux fois moins que les Néerlandais. Selon le site AMELI, plusieurs raisons peuvent expliquer le désamour des Français pour les génériques :

Trois exceptions à la mesure

Jusqu’à 2019, les pharmaciens pouvaient proposer des médicaments génériques aux patientes sauf si le médecin ajoutait sur l’ordonnance la mention « non substituable » ou « NS ». Un ajout qui garantissait au malade de se faire délivrer un médicament auquel il était habitué.

Désormais, le médecin ne pourra s’opposer à un médicament générique que dans trois cas :

  • Un médicament « à marge thérapeutique étroite ».  Dans ce cas, l’état de santé du malade est stabilisé avec ce médicament.
  • Les prescriptions chez l’enfant de moins de 6 ans notamment si le médicament n’est pas adapté à l’âge de l’enfant 
  • Si le générique présente une contre-indication démontrée pour le patient comme par exemple une allergie.

La nouvelle mesure n’est pas forcément vue d’un très bon œil chez les pharmaciens. Des professionnels qui ont peur de perdre un temps considérable à rassurer les patients qui auraient peur d’utiliser un générique.

À noter que pour les ordonnances qui ont été délivrées en 2019 et qui sont toujours valides, le pharmacien devra délivrer les médicaments inscrits sur le document.

N’espérez pas obtenir un autre médicament si le générique n’est pas disponible dans votre pharmacie. Dans ce cas, il faudra revenir le lendemain dans l’officine. La seule exception est si une rupture de stock nationale est avérée. Dans ce cas présent, le pharmacien pourra délivrer un princeps.

Aspirine, Doliprane, Doliprane plus disponibles en libre-accès

Autre nouveauté dans les pharmacies, dès le 15 janvier 2020, certains médicaments disponibles sans ordonnance seront placés derrière le comptoir. Sont concernés l’Aspirine, le Paracétamol, le Doliprane, l’Advil ou encore le Nurofen.

Cette décision du régulateur a pour but de « renforcer le rôle de conseil du pharmacien auprès des patients qui souhaitent en disposer dans ordonnance ».  Elle permettra aussi d’alerter les Français sur les risques de l’automédication.
Rappelons que dans le cas du paracétamol, un surdosage du produit peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé et peut dans les cas les plus importants provoquer le décès.

Avec 8 Français sur 10 qui ont recours à l’automédication, la pratique est très populaire en France.  Ce sont les femmes (85%) à être les plus adeptes contre 75% chez les femmes. Sans grande surprise, c’est durant la période hivernale que l’automédication explose.

 
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