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Les salariés respectent de moins en moins les arrêts maladie

Publié par le , Mis à jour le 02/12/2019 à 17:08

Les arrêts de travail sont toujours aussi nombreux

Les salariés sont toujours autant à se voir prescrire des arrêts maladie. C’est ce que dévoile une étude de Malakoof Médéric Humanis. Cependant, un quart de ces arrêts n'est pas respecté par les principaux concernés.

Les jeunes principalement touchés par les arrêts maladie

Selon une étude de Malakoff Médéric Humanis, près d’un salarié sur deux (44%) s’est vu prescrire un arrêt maladie au cours des douze derniers mois de l’année : « un taux toujours très élevé mais qui reste stable par rapport à 2018 » explique Anne-Sophie Godon, directrice Innovation de l’assurance.

Autre donnée intéressante, 36% des salariés avaient déjà été arrêtés l’année précédente. Une récurrence des arrêts maladie qui touche principalement « une population fragile, des salariés à risques » estime l’experte dans les colonnes du Parisien. Dans les faits, cela concerne des salariés qui aident un proche (68%), qui ont des enfants à charge (50%), qui vivent en Ile-de-France (43%) ou qui se sont vu prescrire un arrêt maladie de plus de 30 jours. Avec un taux de 49%, les jeunes sont principalement touchés par ce phénomène.

Le secteur des transports, énergies, télécoms (50%) arrive en tête du nombre d’arrêts maladies vient ensuite les BTP (48%) et le secteur de la santé (46%).
A noter que les grandes entreprises (+2500 salariés) doivent très souvent composer avec les absences des salariés.  

Le rapport pointe aussi du doigt les arrêts prescrits qui ne sont pas respectés par les salariés : « En 2019, 28% des arrêts maladie prescrits n’ont pas été respectés, un taux de progression de 5 points sur un an ». Et dans 17% des cas, ils sont tout simplement ignorés par le patient.

Les arrêts travail de longues durées sont respectés à 90%, les moyens à 67% et les plus petits à 75%.

Mais qu’est-ce qui peut motiver cette décision ? L’aspect financier est une des raisons. Dans le secteur privé, les trois premiers jours (délai de carence) ne sont pas rémunérés. Autre motif : certains « ne veulent pas se laisser aller ».

Rappelons qu'en cas d'arrêt maladie, un salarié dispose de 48 heures pour envoyer son avis à sa caisse primaire d'assurance maladie et à son employeur. Attention, il est important de respecter les horaires de sortie indiqués par votre médecin car votre présence peut être contrôlée pendant toute la durée de l'arrêt.

Et pourquoi pas le télétravail ?

Une conscience professionnelle qui peut avoir un impact sur la santé. Ne pas respecter un arrêt de travail, c’est prendre le risque d’aggraver son mal et surtout multiplier le temps rester loin de son bureau.

Interrogés sur le télétravail, 63% des sondés souhaiteraient opter pour cette alternative s’ils obtenaient le feu vert du médecin. Un sentiment partagé par 63% des employeurs.

Augmentation de l’absentéisme en France

L’absentéisme au travail est un sujet pris très au sérieux par le gouvernement. Entre 2017 et 2018, le taux a augmenté de 3.7% et de 16% en l’espace de 10 ans. Une hausse qui a un coût pour les entreprises. Selon les chiffres, il représente une perte de 100 milliards d’euros par an aux entreprises.

En 2018, le Premier ministre avait missionné Stéphane Seiller, un magistrat de la Cour des comptes et Jean-Luc Bérard du groupe Safran pour faire le point sur cette problématique. Remis quelques mois plus tard, les deux hommes proposaient la généralisation d’un jour de carence avec des contreparties pour les salariés du privé.

 
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