Actualités santé

Spécialistes, généralistes et assurés...qui est gagnant ?

Publié par le

Grâce au système du médecin traitant, la rémunération des médecins a été diversifiée. C’est un système bénéfique pour les spécialistes, mais il se montre moins évident pour les assurés. C’est ce que la Cour des comptes estime.

De curieux paradoxes

Par la mise en application de la loi d’août 2004, chaque assuré social qui a plus de 16 ans peut choisir de consulter un médecin traitant, qu’il soit généraliste ou spécialiste, avant de faire appel à un autre médecin.

Selon la Cour des comptes, la part des consultations qui se sont déroulées au cours de ce « parcours de soins coordonnés » a énormément augmenté : elle était à 87,2 % en 2008 et elle est passée à 91 % en 2011.

Plusieurs systèmes tarifaires, jugés « contraignants et complexes » par la Cour des comptes, ont été appliqués après cette réforme. Les médecins estiment que cela a engendré de « curieux paradoxes ». Ce sont surtout les spécialistes qui ont eu des bénéfices financiers, alors que ce sont les généralistes qui auraient dû être la clé de cette nouvelle organisation.

Ces généralistes ont profité d’un forfait sur des patients suivis en ALD (affection de longue durée). De leur part, les spécialistes ont reçu des rémunérations supplémentaires non négligeables. 95 % des médecins traitants en France sont généralistes. Or, les dépenses financières de l’assurance maladie sont à 54,5 % (soit 324 millions d’euros) pour les spécialistes et à 45,5 % (soit 271 millions d’euros) pour les généralistes.

Les assurés sont mal remboursés

Grâce à cette réforme, on a introduit plusieurs modes de rémunération : performances, objectifs, etc. Mais ces évolutions, même si elles sont structurantes, engendrent des surcoûts non négligeables.

Pour l’assuré, s’il consulte un praticien sans avoir une prescription de son médecin traitant ou s'il n’a pas choisi de médecin traitant, il n’obtiendra pas de remboursement intéressant, sauf s'il souscrit à une mutuelle. C’est une pénalité qui est dissuasive, car l’assuré se charge d’une dépense significative. Ce système a entraîné une hausse importante du reste qui est à la charge des assurés : 8,8 % à 9,6 % entre 2004 et 2011. La Cour des comptes affirme qu’il s’agit d’un parcours tarifaire très complexe pour un patient.

L’avis de Mutuelle-land : avec cette réforme, les patients se voient désavantagés alors que les médecins généralistes et spécialistes en ont tiré profit. Par cette réforme inaboutie, la Cour des comptes exige des pouvoirs publics que le patient soit remis au centre du dispositif. En tous las cas, pensez à votre complémentaire santé !

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES

 

GUIDE DES MUTUELLES