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Retour sur la question du taux de substitution des génériques

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Un accord entre l’assurance maladie et les syndicats de pharmaciens est prévu en matière de substitution des génériques. Les dispositions de cet accord sont prévues permettre à la Sécurité Sociale d’effectuer des économies conséquentes et aux pharmacies de percevoir une prime.

Les médicaments génériques au cœur de l’accord

En s’engageant dans un tel accord, les pharmaciens sont liés par l’obligation de proposer à leurs clients la version générique d’un médicament dit princeps. Ceci, de manière automatique. Les traitements princeps coûtent, en effet, 60% plus cher que les génériques. Dans ce contexte, les calculs sont vite faits : l’assurance maladie sait où se trouve son intérêt.

Des objectifs à atteindre en matière de taux de substitution

Dans certaines régions, les médicaments génériques ne sont pas populaires. C’est le cas en Corse, à Paris et en Alsace où le taux de substitution n’est pas considéré comme étant satisfaisant. En passant cet accord, la Sécurité Sociale désire atteindre un taux de substitution de 85% dans tous les départements d’ici fin 2014.

En vue de garantir l’atteinte de ce pourcentage fixé, la sécurité sociale soumet le remboursement des traitements des patients à une condition supplémentaire : qu’ils acceptent de se faire traiter par les médicaments génériques. Si tel n’est pas le cas, ils risquent de ne pas bénéficier du système du tiers-payant.

Un enjeu financier important

Pour les pharmacies en France, l’enjeu est aussi de taille puisque les profits sont supérieurs en vendant un médicament générique qu’en vendant un médicament princeps. De plus, une prime annuelle de 6 200 euros est promise aux pharmaciens qui distribuent le plus de génériques possible.  

 
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