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Génériques : le taux de substitution en danger à cause des médecins ?

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Le remplacement des traitements « originaux » par leurs versions génériques est mis à l’épreuve par la mention « non substituable » précisée par les médecins dans leurs ordonnances. Dans ces conditions, difficile, voire impossible, pour les pharmaciens d’atteindre l’objectif qui leur ont été fixé en termes de substitution.

Médecins et pharmaciens : pas sur le même bord

Si, dernièrement, les officines de France se sont vues proposer une prime annuelle une fois le taux de remplacement des médicaments princeps atteint, ce n’est pas le cas pour les médecins. On s’attendait à ce que ceux-ci prescrivent des traitements qui une fois à la pharmacie seront remplacés par leurs copies.

Les médecins ne semblent cependant pas l’entendre de cette oreille puisqu’ils ont trouvé la parade à travers la mention « non substituable » (NS) sur les ordonnances. 22% des prescriptions médicales porteraient actuellement cette mention.

Le GEMME, l’entité au sein de laquelle se regroupent les fabricants de génériques, voient en cette mesure un comportement mettant en péril l’atteinte des objectifs en termes de substitution.

La Sécurité Sociale dans le rôle du facilitateur

L’Assurance maladie tempère les esprits qui commencent à s’échauffer dans les deux camps : d’une part, elle souligne que la mention « NS » ne concerne que 4,2 % des prescriptions, selon les enquêtes qu’elle a menées. D’autre part, elle demande aux médecins qui apposent cette mention de l’écrire en toute lettre devant le traitement concerné

 
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