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Médicaments : de nombreuses ruptures de stock

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L’Agence nationale de sécurité du médicament ou Ansm vient de publier la liste : 45 médicaments sont aujourd’hui en rupture de stock et 17 autres le seraient bientôt. Une liste allongée qui suscite la panique auprès des malades et des acteurs de la santé.

45 médicaments en rupture de stock

Les traitements absents listés par l’Ansm sont variés, mais on distingue particulièrement les anticancéreux comme le Depocyte injectable 50 mg, la Caryolysine solution 10 mg, l’Immuncyst poudre 81 mg et le Haxastat gelules 100 mg. Des médicaments destinés au traitement de la dépression et de la schizophrénie, respectivement le Trofanil 10 et 20 mg et le Semap comprimé 20 mg, figurent également sur la liste. Selon les données recueillies, le Sycrest comprimé 5 mg, dédié au soin des troubles bipolaires devient également rare dans les rayons des pharmacies. L’Ansm indique aussi que 17 autres médicaments ne tarderaient pas à être en rupture de stock, dont l’antiallergique Célestène et l’antiobiotique Amoxiciline. Les besoins croissants à l’échelle mondiale seraient la principale cause de cette pénurie.

La solution des génériques

Face à cette pénurie que l’Ordre des pharmaciens qualifie de « hautement problématique », des mesures temporaires sont prises. Dans le cas du Lévothyrox, le remplacement du traitement par son équivalent italien, l’Eutirox, a notamment permis de répondre aux besoins temporaires des malades. Le directeur adjoint du service surveillance des marchés à l’Ansm, François Bruno,  affirme que les efforts sont au rendez-vous pour trouver des solutions plus pérennes. La situation est pourtant loin de revenir à la normale. D’ailleurs, certains médicaments n’ont pas leur équivalent, que ce soit en générique ou autres. L’Ascabiol et l’anticancéreux Immucyst restent notamment irremplaçables. Des mesures de plus grande envergure sont ainsi de mise.

Par ailleurs, Claude Rambaud, présidente du Collectif interassociatif sur la santé, s’interroge sur cette situation, et se  demande si cette pénurie ne serait pas un moyen qui permettrait aux grossistes de faire grimper les prix.

Pour faire face aux frais de santé et de médicaments, il est important d’avoir une bonne mutuelle santé afin de percevoir une indemnisation complémentaire à celle de la Sécurité Sociale.

 
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