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PIP : comment l'expert de l'Afssaps a découvert cette gigantesque fraude ?

Publié par le , Mis à jour le 16/01/2012 à 17:20
C’est en partie grâce à un expert de l’agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (Afssaps) que la supercherie de l’entreprise PIP a été révélée. Sous couvert d’anonymat, l’agent de l’Afssaps témoigne afin de raconter les circonstances de sa découverte.

Le témoignage de l’expert de l’Afssaps


Il aura fallu le décès d’une femme pour que le scandale sanitaire des prothèses frauduleuses PIP éclate au grand jour et surtout que les témoins osent enfin parler. Un expert de l’agence de contrôle des médicaments a ainsi témoigné auprès de la chaîne France 2 et du journal Le Monde.

Pourtant, dès mars 2010, cet agent de l’Afssaps rendait visite à l’entreprise PIP pour des contrôles et découvrait le pot aux roses : des « fûts suspects » marqués « SILOP, pour silopren », une substance non autorisée pour l’usage médical.

Pas de trace dans les dossiers et encore moins d’explications de la part de Jean-Claude Mas ex-patron de PIP, malgré les questions de l’inspecteur sanitaire. Les employés de l’entreprise aujourd’hui mise en liquidation, ne sont pas plus coopératifs. La grande omerta en quelques sortes.

Malgré le silence, les doutes de l’expert porteront leurs fruits puisqu’à l’issue de l’inspection, puisque cette dernière donnera lieu à l’ouverture d’une enquête judiciaire pour « tromperie aggravée ».

L’Afssaps acclamée


Avec le dernier scandale sanitaire qu’a été le Mediator, l’Afssaps a été montrée du doigt pour son inertie dans l’affaire. L’affaire PIP montre l’agence sous un nouveau jour.

Au début du nouveau scandale sanitaire PIP, tous les regards s’étaient naturellement tournés vers l’agence, très critiquée peu de temps avant. Relire L'Afssaps en plein cœur de l'affaire PIP. Pourtant, très vite, l’agence se défend en précisant que le contrôle des dispositifs médicaux ne lui appartient pas, mais renvoie les accusations vers l’agence de contrôle allemande, TÜV, chargée par le fabricant lui-même de contrôler les prothèses. 

Et avec le témoignage de l’expert qui a mis à jour la supercherie à l’aide d’une photo envoyée par un employé PIP, l’ancienne agence de contrôle (désormais ANSM) retrouve toute crédibilité.

 
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