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PIP : Jean-Claude Mas, le cynique

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Drôle de ligne de défense alors que tout est contre lui : Jean-Claude Mas, ex-patron de la société Poly Implant Prothèse semble bien sûr de lui. Alors qu’il a récemment avoué avoir volontairement caché la composition des prothèses PIP « faites maison » et non homologuées par les autorités sanitaires, Mas attaque violemment le ministre de la Santé.

Un argumentaire bancal


Jean-Claude Mas a avoué avoir utilisé un gel non homologué de sa propre composition pour des raisons de coûts, il a ensuite avoué avoir tout fait pour cacher son utilisation aux autorités de contrôle sanitaire.

Comment faire confiance à celui qui affirme maintenant que ses prothèses frauduleuses ne sont pas toxiques ? D’ailleurs, qu’en sait-il ? A-t-il fait des tests avec des résultats à long termes qui confirment la non toxicité de ses prothèses ? Peu probable.

L’ex dirigeant de la société PIP semble se raccrocher aux branches comme il peut, avec cependant peu de crédibilité. « Ne pas être homologué, ce n'est pas la même chose », explique-t-il au micro de la radio RTL avant de bifurquer son argumentation sur une attaque ouverte au ministre de la Santé.

Jean-Claude Mas s’en prend à Xavier Bertrand


C’est vrai, pourquoi tenter de se défendre quand tout est contre soi ? Alors la nouvelle stratégie de M. Mas est de s’en prendre directement au ministre de la Santé.

Si l’on écoute Mas, c’est Xavier Bertrand qui met les femmes porteuses des prothèses PIP non homologuées en danger, en leur proposant de faire retirer leurs implants. 

Jean-Claude Mas toujours aussi sûr de lui, semble trouver normal d’introduire dans le corps des femmes un produit dont il ignore en réalité les dangers tandis qu’il taxe de « criminel » le ministre qui fait son travail de prévention en proposant aux femmes de retirer ces prothèses potentiellement défectueuses.

Le mot de Mutuelle-land : les victimes de la supercherie peuvent en effet se faire retirer leurs prothèses auprès des chirurgiens. L’Assurance Maladie prendra en charge l’explantation des implants et la repose de nouveaux pour les femmes atteintes d’un cancer du sein. De plus, deux fabricants de prothèses proposent des implants à des prix très compétitifs et des fonds d’aide aux victimes sont en train de se créer. Seules les mutuelles santé n’interviendront pas dans la prise en charge de ces opérations. 

 
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