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PIP : qui est responsable ?

Publié par le , Mis à jour le 29/12/2011 à 15:34
Ça s’agite du côté de la responsabilité dans le nouveau scandale sanitaire qui vient d’exploser en France suite au décès d’une quinquagénaire porteuse d’implants PIP, victime d’un cancer. Tous se renvoient la balle des responsabilités. Qui a fait [ou n’a pas fait] quoi ? 

La société PIP savait qu’elle utilisait un produit non conforme


L’avocat de la société PIP a effectivement déclaré que le fabricant savait qu’il utilisait des produits non conformes pour les prothèses PIP et ce, dès la création de l’entreprise en 1991. Aveu qui est rapidement suivi de l’implication de l’Afssaps qui aurait été négligente selon l’avocat de l’accusé.

De plus, sachant que les prothèses n’étaient pas conformes, suite aux premières plaintes de patientes mécontentes, la société PIP aurait acheté le silence de ces femmes indique l’avocat des victimes en leur proposant de l’argent et une réimplantation.

Enfin, la FDA, l’agence du médicament américaine avait directement mis en garde la société PIP suite à un contrôle dans une usine PIP française.


L’Afssaps dans le collimateur de PIP


Aussitôt les fautes reconnues, l’avocat du fabriquant de prothèse n’oublie pas de fustiger l’agence sanitaire en charge de la surveillance des produits de santé. Il met notamment en cause son intervention tardive dans l’interdiction de production des prothèses défectueuses et met en doute l’existence d’un contrôle des implants PIP.

Pour l’avocat du fabricant, l’agence de contrôle « n’avait pas le droit de l’ignorer. Si elle l’ignorait, c’est qu’elle est négligente ».

Mise en cause des chirurgiens


Les chirurgiens qui ont opéré les patientes pour leur implanter les prothèses PIP sont également mis en cause dans l’affaire mais cette fois par la partie civile. Ces professionnels de santé sont accusés d’avoir continué à implanter les patientes sans tenir compte de leur devoir d’information.

L’objectif de cette plainte au civil est d’obtenir une indemnisation pour les patientes qu’elles risquent de ne pas avoir au pénal.

Le mot d’Assurland : un nouveau scandale qui ressemble quelque peu à celui du Mediator. Du côté des mutuelles, Etienne Caniard a d’ores et déjà affirmé qu’elles n’y joueraient aucun rôle, mettant la responsabilité de la prise en charge sur l’Assurance Maladie.
 
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