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Affaire PIP : accusation pour tromperie et escroquerie

Publié par le , Mis à jour le 13/06/2013 à 18:03

Le procès des dirigeants de l’entreprise  Poly Implant Prothèse (PIP) s’est tenu mercredi 17 avril dans le hall d’expositions de Marseille. Une entreprise qui durant une dizaine d’années a vendu des prothèses mammaires défectueuses pour sa contenance en «  gel de silicone maison » non homologué.

Pour l’occasion, l’intérieur du hall a été spécialement transformé en salle d’audience et pouvait accueillir 700 personnes. Attendu depuis 3 ans, ce procès hors-norme accusant le fondateur de la firme PIP, Jean-Claude Mas et ses cadres aura duré un mois.  

Accusés pour « tromperie aggravée » et escroquerie

Au premier jour de procès, le numéro 1 de l’entreprise PIP et ses quatre cadres dont Claude Couty, Loïc Gossart, Thierry Brinon et Hannelore Font vont faire face pour la première fois à ses centaines de victimes. Ils sont accusés d’avoir produit des implants mammaires frauduleux.  Près de 300 000 femmes dont 30 000 de nationalité française porteuses des prothèses mammaires de la marque PIP sont concernées.  Plus de 200 plaintes ont été enregistrées à l’étranger pour plus de 5 000 en France.  Un grand nombre de victimes étaient présentes dans la salle pour la première journée du procès.

Dans son aveu, Jean-Claude Mas, a reconnu avoir concocté des prothèses à partir d’un gel de silicone non autorisé. Il a choisi cette machination, a-t-il ajouté pour son propre profit.  En substituant le seul gel homologué, le gel américain Nusil, par du gel basé essentiellement d’huile de silicone industriel. Ainsi, il économisait jusqu’à une dizaine d’euros par implant. Selon les résultats des enquêtes effectuées par des gendarmes en 2010, la société PIP aurait économisé jusqu’à 1 million d’euros par an.  

Il a toutefois, nié, pendant toute l’enquête la nocivité du gel utilisé. Il l’a nié maintes fois alors que les derniers rapports de l’ANSM anciennement Afsapps (Agence Nationale des produits de santé) révèlent plus de 4 000 ruptures. Dans ce rapport, pas moins de 2 500 femmes sont soumises à des inflammations et le taux de défaillance relevé sur des prothèses retirées est de 25%. Les prévenus ont tous déclaré ignorer les dangers que peuvent générer leurs implants, sauf Thierry Brinon, l’ex-directeur technique de la société. Il a été le seul à estimer la nocivité du gel de silicone fait maison  pour la santé.

Le mot d’Assurland : selon Etienne Caniard, président de la mutualité française, il n’était pas de la responsabilité des mutuelles de prendre en charge les femmes victimes de ces implants mammaires défectueux.

 
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