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Certains médicaments sont dangereux pour la santé

Publié par le , Mis à jour le 06/10/2015 à 11:40

Consommer des médicaments régulièrement n’est pas sans conséquence. Selon une étude menée aux Etats-Unis, cela pourrait même aggraver le risque de démence chez les personnes les âgées. Des effets graves qui persisteraient bien après l’arrêt du traitement.

Les agents anticholinergiques responsables du développement de la démence

D’après une très sérieuse étude publiée dans le Journal of the American Medical Association, les agents anticholinergiques présents dans les médicaments sont les principaux responsables du développement de la démence chez les personnes les plus fragiles. En effet, ces agents entravent la bonne communication entre les neurones ce qui entraîne des problèmes liés à l’apprentissage et à la mémoire. Les activités musculaires sont également touchées par ce type de désagrément.

Mais, difficile de ne pas avaler des agents anticholinergiques, car, ils sont malheureusement présents au sein de nombreux médicaments. On en retrouve par exemple dans le doxépine, un antidépresseur, le diphénhydramine, un somnifère ou encore  l'oxybutynine, un médicament destiné à traiter les incontinences urinaires. D’après les chercheurs, il suffit de consommer quelques milligrammes de ces agents pendant trois ans pour être exposé à un risque sérieux de démence. Par ailleurs, au cours de cette étude, 23% des participants ont développé ce type de comportement.

Essayer des traitements alternatifs

Les individus susceptibles de développer de la démence sont généralement âgés de 65 ans et plus. Mais, d’après le Dr Shelly Gray de l'Université de Washington, auteur de l’étude, beaucoup de médicaments contiennent de puissants effets anticholinergiques. Ainsi, elle recommande aux médecins traitants d’effectuer une veille régulière de la consommation de leurs patients. Et cela même pour les médicaments vendus sans ordonnance.

Cette attitude de prévention permettrait aux professionnels de santé de mieux cibler les besoins des malades afin de pouvoir les orienter vers des traitements qui ne contiennent pas d’agents anticholinergiques. À ce sujet, le Dr Shelly Gray propose émet aussi quelques propositions concrètes. Par exemple, elle préconise de remplacer les médicaments responsables de démence par du Prozac ou du Celexa.  Au cas où cette alternative ne serait pas pertinente, le docteur demande aux médecins de prescrire la plus petite dose possible de médicaments. 

 
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