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Santé connectée : résisterez-vous au boom du marché ?

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La santé connectée, ça vous parle ? Surement si vous prenez garde à votre santé : applications Smartphone, gadgets sportifs assimilés à de véritables coachs, ces petits objets ont envahi votre quotidien.

Santé : les objets connectés séduisent

Inspiré des Etats-Unis, le phénomène de l’automesure (prendre son poids, mesurer sa fréquence cardiaque soi-même, etc.) est né il y a cela près de 15 ans en Californie.

Avant les années 2000, les petits objets dédiés à la santé envahissaient déjà notre quotidien : balance, thermomètre, tensiomètre. On ne les appelait pas encore « Objets connectés » mais c’était incontestablement le début de ce phénomène. Avec Internet, les objets (souvent des bracelets) liés à la santé se sont largement démocratisés offrant la possibilité aux plus « health addicts » de surveiller leur poids, leur fréquence cardiaque, leur sommeil, ou les motiver à booster leur activité physique.

En chiffres, le développement (très rapide) ce marché est impressionnant :

  • 15 milliards d’objets connectés
  • Projection à 80 milliards en 2020
  • 100 000 applications santé et bien-être en 2013
  • Dont 40 000 à vocation médicale
  • Projection : 26 milliards de dollars en 2017

Selon le site d’évaluation de ses applications santé DMD Santé (les médecins et les patients jugent), la plupart des applications seraient de qualité médiocre. Sur les 8 000 appli sélectionnées, seules 504 auraient trouvé grâce aux yeux du site.

Et c’est sans parler du taux d’utilisateurs encore faible. Selon une étude, la moitié des appli téléchargées seraient désinstallées seulement après une seule utilisation.

Quels impacts ?

Si ces objets s’assimilent à des coachs sportifs, ils auront probablement un impact sur la santé de leurs utilisateurs.

Certains objets connectés, dans la catégorie « médicale » vont même plus loin : les malades chroniques (diabétique, patients qui ont de l’hypertension, etc.) pourront également bénéficier d’un suivi plus adapté.

Des objets médicaux, pas des gadgets

Attention toutefois à ne pas confondre simples gadgets avec véritables outils médicaux. La limite entre les applications bien-être et celles de santé n’est pas encore bien définie ni même bien encadrée.

A l’achat, il faut veiller à ce que ces objets soient reconnus comme apportant un bénéfice médical. En France, aucune certification n’a encore été créée pour garantir la qualité des objets.

Autre question d’éthique : les données personnelles. Qui dit « connecté » dit « données ». Celles touchant à la santé sont d’autant plus personnelles qu’il convient de les protéger. Comment sont-elles collectées, hébergées, traitées ? En France la CNIL a déjà lancé des appels à la prudence sans pour autant avoir publié de règles à respecter.

Développement des objets connectés : ils se lancent tous !

Un marché florissant en perspective ? Il semblerait. Toutes les grandes marques se lancent : Samsung a déjà lancé son cardiofréquence mètre directement dans le Galaxy S5, accompagné de la Gear ; Toshiba se lance également avec un capteur qui mesure la température, la fréquence cardiaque et d’autres données de santé ; le laboratoire Mercurochrome semble lui aussi intéressé et devrait proposer 2 objets connectés pour surveiller sa forme, son sommeil et gérer son stress ; Orange et la société TAPcheck s’associent enfin pour se lancer dans ce marché.

 
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