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Santé : plus de 5 millions de patients n'ont pas de médecin traitant

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5.4 millions de Français n'ont pas de médecin traitant

Les Français ont toujours autant de mal à trouver un médecin traitant. Dans une interview accordée à « Généraliste », le patron de l’Assurance maladie annonce que 5.4 millions de patients n’ont pas de praticien attitré.

« La tendance va s’accroître »

C’est un chiffre astronomique que vient de révéler le directeur général de l’Assurance maladie. Dans les colonnes du magazine « Généraliste » Nicolas Revel annonce que 5,4 millions de patients n’avaient pas de médecin traitant en 2019.

Parmi eux se trouvent « une part de patients plutôt jeunes et bien portants ». Si la jeune génération semble vouloir se passer d’un médecin, plus de la moitié des malades « sont en recherche réelle d’un patricien attitré faute souvent d’avoir pu en retrouver un au moment du départ à la retraite de leur généraliste » explique le patron de l’Assurance maladie.

Une situation qui est étudiée de très près par l’Assurance maladie : « Parmi les personnes concernées figure un nombre significatif de patients en ALD (affection longue durée), de plus de 70 ans ou souffrant d’une pathologie chronique » rajoute-t-il.

Pour éviter l’escalade, Nicolas Revel qui estime « que la tendance va s’accroitre inéluctablement dans les prochaines années » préconise l’augmentation "du patientèle" du médecin grâce aux déploiements des assistants médicaux.

Pour les Français qui galèrent à trouver un médecin pour les soigner, la Sécurité sociale se veut rassurante : « Chaque caisse a identifié les patients dans cette situation et pris les mesures pour qu’ils ne soient pas impactés ». Rappelons que les personnes qui n’ont pas de médecin traitant sont considérées comme « hors du parcours de soins coordonnés ». De ce fait, elles sont moins bien remboursées. Leur taux de remboursement passe de 70% à 30%.

Des assistants médicaux à la rescousse des médecins

Mi secrétaires, mi aides-soignants, les assistants médicaux ont pour mission de décharger les médecins de certaines tâches. Ainsi, ils pourront suivre plus de patients : « Depuis septembre, un peu plus de 500 contrats ont été signés ou sont en passe de l’être ».

Il faut dire qu’aujourd’hui, il y a urgence. Fin 2019, UFC Que-Choisir alerte sur le nombre de patients refoulés des cabinets. 44% des médecins généralistes refusent de prendre de nouveaux malades en raison d’un emploi du temps toujours plus surchargé. Dans les faits, 71% des praticiens déclarent « avoir trop de patients » et 14% sont proches de la retraite.

Pour ne rien arranger, la France continue de perdre ses médecins. En l’espace de huit ans, le Conseil national de l’Ordre de médecins estiment que 6500 praticiens ont raccroché leur blouse. Une situation qui est loin de s’arranger car 6 000 autres professionnels devraient aussi cesser leur activité dans les 5 ans à venir.

La téléconsultation, l’option 2.0 ?

Depuis septembre 2018, l’Assurance maladie rembourse la téléconsultation. Une petite révolution qui permet à un patient de consulter un médecin sans se déplacer de son domicile. Dans la pratique, tous les patients peuvent en bénéficier. Il suffit d’être équipé d’un ordinateur, d’un téléphone ou d’une tablette munis d’une caméra. Mais attention, pour obtenir le remboursement de cette consultation 2.0, il faut impérativement que le patient ait déjà vu « physiquement » le médecin dans les 12 mois précédant la téléconsultation.

Les montants de la consultation virtuelle sont les mêmes que pour un rendez-vous lambda. Le prix peut varier de 23 à 58.5 euros selon le spécialiste et hors dépassement d’honoraire. La Sécurité sociale prend à sa charge 70% du montant et la complémentaire santé les 30% restant.

 
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