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Le coût des chirurgies dénoncé par la Sécu

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Après avoir examiner le statut de certains actes chirurgicaux concernant notamment les opérations bénignes et légères, l’Assurance maladie est arrivée à la conclusion que ces actes choquent par leurs coûts élevés. La sonnette d’alarme a été tirée face à cette constatation.

Des milliards en trop pour des opérations qualifiées de légères et bénignes

Une copie de rapport émanant de l’Assurance maladie fait état d’une constatation inquiétante des dépenses engagées en France pour les opérations chirurgicales légères. En effet, ce rapport fait état d’une dépense de 29,9 milliards d'euros en 2011 pour ces opérations chirurgicales, dont la majorité est rattachée à une hospitalisation ponctuelle non liées à des pathologies lourdes ou chronique. Ce coût représente près de 21 % des dépenses de l’Assurance Maladie qui s’élève au total à hauteur de 146 milliards d’euros. Le même rapport fait apparaitre que les séjours hospitaliers en France liés à des opérations bénignes ont augmenté de 24 % en 2011 par rapport à l’année 2010.

Parmi les interventions pointées du doigt par l’Assurance maladie figurent l’ablation préventive de la thyroïde et la cytoponction (ponction de cellules). La chirurgie de l’obésité, l’ablation de la vésicule biliaire et des amygdales ont également été remis sur le plateau par la Sécu à cause du fait qu’elles sont souvent recommandées par certains médecins alors qu’elles peuvent être résolues par des traitements alternatifs. Bref, ce rapport juge la pertinence de certaines interventions chirurgicales et insiste même sur le fait qu’un grand nombre parmi elles devront être systématiques.

L’Assurance maladie affiche également un regret quant aux prix des médicaments en France et à la structure des prescriptions des médecins qui sont souvent redirigées vers des médicaments coûteux.

Comment les particuliers supportent-ils le tarif élevé de ces actes chirurgicaux légers ?

Toute intervention chirurgicale, quel que soit son degré (bénigne ou sérieux), se fera toujours après consultation d’un médecin. Bien évidemment, ce sera toujours le patient qui va supporter le coût de l’opération. Dans la majorité des cas, la caisse de l’Assurance maladie rembourse certains actes chirurgicaux lorsqu’ils sont à visée médicale. Le remboursement octroyé par la Sécu n’arrive pas pourtant à couvrir tous les dépenses relatives à une opération chirurgicale d’où l’utilité de souscrire une bonne mutuelle santé. Il faut cependant souligner que la cotisation que doit verser un adhérent à sa mutuelle est souvent proportionnelle au coût de la prestation qu’il souhaite bénéficier. Ainsi, lorsqu’il s’agit d’un acte chirurgical coûtant cher, l’adhérent pourra s’attendre à une participation un peu élevée. Dans un autre angle, si la sonnette d’alarme tirée par la Sécu pour dénoncer le tarif exorbitant appliqué à certains actes chirurgicaux légers sera entendue, la plupart des adhérents auprès d’un grand nombre de mutuelles pourra respirer un peu côté cotisation.

Bref, en attendant cette révolution, la meilleure solution est de partir à la quête d’une mutuelle pas chère lorsqu’on est amené à subir des actes chirurgicaux.

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