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Une pilule masculine passe des tests encourageants

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Le médicament nommé « 11 beta MNTDC » a passé avec succès les tests humains

La première pilule masculine commence à être testée aux États-Unis. Quarante hommes ont utilisé cette substance qui, selon les premiers résultats, a réussi à réduire la production des spermatozoïdes. De nouveaux essais doivent être réalisés sur un plus grand panel.

Réduction de la production de spermatozoïdes

Les hommes auront-ils bientôt leur propre pilule ? Si cette nouvelle méthode de contraception ne devrait pas arriver tout de suite dans les pharmacies, des tests très concluants viennent d’être réalisés. Le médicament nommé « 11 beta MNTDC » a passé avec succès les tests humains. Quarante hommes ont pris pendant 28 jours cette pilule. Dix d’entre eux ont reçu un placebo. La substance a permis de réduire la production de spermatozoïdes. L’objectif est d’obtenir moins d'un million de spermatozoïdes contre 15 à 150 millions en temps normal.  

Aucun effet négatif important n’a été signalé même si certains hommes se sont plaints de fatigue, de maux de tête ou encore de légers problèmes d’érection. Des petits désagréments qui ont disparu après l’arrêt de la pilule contraceptive. Stephaine Page, co-responsable de l’étude explique : « le but est de trouver la formule qui présente le moins d’effets secondaires et la plus grande efficacité ». La prochaine étape dans la recherche sera de réaliser de nouveaux tests sur une durée plus longue, avec plus de participants dont des hommes sexuellement actifs.

Une tentative de contraception masculine en France

En France, la recherche sur la première pilule contraceptive masculine est au point mort. Dans les années 80, le CHU de Toulouse a bien tenté de mettre au point « un slip contraceptif » comme le révèle le Figaro. Un slip qui pouvait faire passer la température des testicules de 34 à 37 degrés. Ainsi, la fabrication de spermatozoïdes était en baisse. En effet, elle ne peut se faire qu’en dessous de 35 degrés. Le médecin à l’origine du projet n’a jamais eu le financement nécessaire pour des essais cliniques.

 
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