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Une prime pour réorienter les patients vers un généraliste ?

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Une prime pour réorienter les patients vers un généraliste ?

Un député LREM vient de proposer d’instaurer une prime pour désengorger les urgences. Pour chaque patient réorienté vers un médecin généraliste, l’hôpital se verrait verser une prime comprise entre 20 et 60 €.

Un « forfait de réorientation » pour désengorger les urgences

Une proposition qui fait débat sur les bancs de l’Assemblée. Olivier Véran, député LREM, vient de proposer la création d’une prime pour les services d’urgences qui redirigeraient certains de leurs patients vers des médecins généralistes. Etudiée à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, cette proposition a reçu le soutien d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé.

Concrètement, tous les patients ne présentant pas de pathologie nécessitant une prise en charge au service des urgences seraient réorientés. Le député évoque un « forfait de réorientation » pour les « petites urgences ». Un forfait qui serait directement versé à l'établissement hospitalier. Pour ce qui est du montant, la prime « pourrait aller de 20 à 60 euros par patient ».

Une proposition controversée

Selon Olivier Véran, cette proposition trouve son origine dans le nombre de malades qui pourraient être soignés chez un généraliste. « On estime que l’on peut réorienter six millions de malades chaque année en évitant aux patients de passer par le couloir des urgences », explique le député à France Info. Soit près de l’ensemble des personnes qui se présentent chaque année à ces services. La création de ce « forfait de réorientation » permettrait donc de désengorger les urgences hospitalières.

Pour certains, cette proposition s’apparente néanmoins plus à la création d’une prime pour se débarrasser des patients. Je n’accepte pas que des politiques, voire un certain nombre de mes collègues médecins culpabilisent les patients », s’insurge Christophe Prudhomme, médecin urgentiste. Ce membre de la CGT-Santé évoque également la surcharge de travail des médecins généralistes : « Quand vous avez un médecin traitant qui vous dit qu'il est débordé et qu'il ne peut vous voir que dans 48 heures, ce n'est pas possible : l'urgence, c'est dans la journée », indique-t-il à France Info.

 
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