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VIH : un deuxième patient guéri

Publié par le , Mis à jour le 16/03/2020 à 14:57

"Le patient de Londres" est guéri du VIH

C’est une bonne nouvelle en cette période troublée. Un second patient « le patient de Londres » a été déclaré guéri du VIH. Un ancien malade qui veut désormais « être un ambassadeur d’espoir ».

Des échantillons de sang, de sperme et de tissus

Pour la deuxième fois dans le monde, un patient atteint du sida est guéri. Selon la revue scientifique The Lancet, ce cas connu « comme le patient de Londres » n’a montré aucun signe de la maladie depuis 30 mois. De quoi redonner espoir à des personnes atteintes du sida. 

En mars 2019, le professeur Gupta, de l’université de Cambridge avait annoncé que cet homme dont la séropositivité a été diagnostiquée en 2003 était en rémission depuis 2018. A l’époque, le praticien se montre extrêmement prudent. Un an plus tard, il explique avoir analysé des échantillons de sang, de sperme et de tissus : « Nous avons testé un nombre assez considérable de lieux ou le virus aime se cacher et pratiquement tout était négatif » hormis « des restes fossiles » du virus non actif.

Pour arriver à cette guérison, ce deuxième patient a subi une greffe de moelle osseuse pour traiter d’un cancer du sang et reçu des cellules-souches de donneurs porteurs d’une mutation génétique rare qui empêche le virus de s’implanter.

Actuellement, « d’autres patients » bénéficient  d’un traitement similaire. Pour le moment, « aucun n’est aussi loin dans la rémission. Il y en aura probablement d’autres, mais cela prend du temps » rajouter le Pr Gupta. Cependant, il rappelle que la procédure utilisée est « très lourde et risquée et qui peut poser des questions éthiques ».

Le patient nouvellement guéri a décidé de sortir de l’anonymat en mars 2020. L’ancien séropositif a accordé une interview exclusive au New York Times. Adam Castillejo, 40 ans, souhaite « être un ambassadeur de l’espoir ». 

La Prep, un traitement préventif de quasiment 100%

Selon les dernières données de 2018, 37.9 millions de personnes vivent avec le sida dans le monde et 770.000 personnes sont décédées des suites de la maladie.

Pour les malades, une étude Française a mis en évidence l’efficacité d’un traitement préventif. Il s’agit de la Prep. Ce traitement n’est pas destiné aux séropositifs mais plutôt aux personnes qui ont des comportements sexuels dits à risque. Il s’agit de personnes qui n’utilisent pas systématiquement le préservatif. Cette étude a démontré une efficacité de quasiment 100%. Mais attention, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que, même si les résultats de ce médicament sont très encourageants, il n’est pas un moyen de contraception. Il faut absolument une protection lors d’un rapport sexuel.

Hausse des dépistages du VIH

Dans son dernier Bulletin épidémiologique, Santé Publique France révèle qu’en 2018, une augmentation des dépistages du sida ont été constatés. Ainsi, ce sont 5.80 millions de tests qui ont été réalisés soit 11% de plus qu’en 2013.

Même si le chiffre est très encourageant, du travail reste encore à faire : « Le recours au dépistage du VIH reste très insuffisant en France métropolitaine » indique d’ailleurs Santé Public France. En 2017, 6.200 personnes ont découvert leur séropositivité. Parmi eux, un quart de ces nouveaux cas ont découvert leur maladie à un stade précoce ou avancé.

Ou se faire dépister du VIH ?

Le dépistage du VIH peut s’effectuer dans plusieurs endroits :

  • Les laboratoires publics ou privées. Si vous avez une prescription médicale, la Sécurité sociale remboursera intégralement le test
  • Les centres de PMI
  • Les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic
  • Les centres de planification et d’éducation familiale
 
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