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Animaux : bientôt un « permis d'adopter » en Ile-de-France ?

Publié par le , Mis à jour le 14/02/2020 à 14:32

La région Ile-de-France va consacrer 300 millions d'euros aux animaux

La région Ile-de-France se mobilise pour les animaux. Valérie Pecresse, présidente de la région dévoile une série de mesures pour le bien-être animal dont la mise en place d’un permis de détention de l’animal. Les associations applaudissent mais restent prudentes.  

Une enveloppe de 300 000 euros pour le bien-être animal

Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France annonce une série de mesures pour le bien-être des animaux. En collaboration avec les associations de protection animale, la politique se mobilise : « Merci Sylvie Rocard et Sophie Deschiens ! La région Ile de France s’engage de manière inédite pour l’accueil et la bien-traitance des animaux de compagnie. 30 propositions pour une « région amie des animaux » : refuges, caniparcs, réseau vétérinaires solidaires » peut-on lire sur son compte Twitter.

Dans le rapport de mission « La région Ile-de-France amie des animaux de compagnie », la stratégie s’articule autour de trois axes :

  • Valoriser la place des animaux de compagnie au sein de l’Ile-de-France
  • Promouvoir le respect du bien-être animal
  • Renforcer la place de l’animal de compagnie auprès des Franciliens

La région devrait signer un partenariat avec plusieurs associations dont 30 millions d’amis et la Fondation Brigitte Bardot. Au total, c’est une enveloppe de 300 000 euros qui sera dédiée à la cause animale en Ile-de-France.

La région souhaite notamment attirer « l’attention sur la maltraitance animale afin de briser l’omerta qui continue sur le sujet » mais aussi « prévenir la maltraitance animale et l’abandon en ciblant la sensibilisation ».

Rien que pour l’année 2017, plus de 9 300 signalements de maltraitance ont été recensés par la SPA soit une hausse de 42% par rapport à l’année précédente.

Le permis de détention de l’animal délivré « sans frais et sans condition »

Une des propositions phares est « le permis de détention de l’animal ». Ce permis sera délivré « sans frais et sans condition » à l’ensemble des franciliens. En cas de maltraitance, il serait retiré au détenteur.

Interrogé par LCI, Christophe Marie, le porte-parole de la Fondation Bardot estime qu’il s’agit d’un « signal fort » mais invite à la prudence sur ce permis d’adopter qui ne doit pas être une contrainte pour des propriétaires qui pourraient abandonner un animal.

Une idée déjà appliquée en Belgique dans la région de Wallonie. Le document est accordé gratuitement aux personnes majeures et sans formalité administrative. Seuls exceptions, les personnes qui ont déjà été reconnues coupables de mauvais traitements. Avec ce système, un animal peut être retiré à son propriétaire pris en défaut de permis.

En Suisse, un arrêté impose depuis 2008 une formation pour les nouveaux propriétaires. Ils doivent suivre quatre heures de cours théorique et quatre heures de cours de dressage. Sans cette formation, les maîtres s’exposent à une amende.

Parmi les autres propositions, on retrouve le lancement d’un audit des animaleries, le financement d’une maison pour les chats errants, la favorisation de l’adoption avec l’aide d’associations fiables ou encore le développement d’espaces verts pour les chiens.

De son côté, le gouvernement a commandé une mission parlementaire afin de faire le point sur les abandons des animaux en France. Un rapport qui devrait durer six mois.

Dans une interview accordée à Jean-Jacques Bourdin, Didier Guillaume, le ministre de l’agriculture a annoncé qu’une amende de 135 euros sera délivrée aux propriétaires de chats non-identifiés. Selon les derniers chiffres, 47% des félins ne sont pas identifiés alors que la mesure est obligatoire depuis 2012.

 
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