Questions pratiques sur les mutuelles

Anxiété scolaire : définition et prise en charge

Publié par le , Mis à jour le 07/02/2017 à 17:16

Comment réagir face à l'anxiété scolaire ?

L’anxiété scolaire, on n’en parle pas souvent. Pourtant, c’est un trouble peu anodin qui touche près de 5 % des écoliers. Il est important d’en connaître les manifestations et de prendre les mesures bien avant la rentrée.

Qu’est-ce que l’anxiété scolaire ?

Avant tout, il faut souligner que le trouble de l’anxiété scolaire ne fait pas encore l’objet d’une reconnaissance officielle par l’Education Nationale. Il s’agit d’un problème qu’il faut impérativement distinguer du « refus scolaire ».

Concrètement, les enfants qui en souffrent n’arrivent pas à prendre la route de l’école. Ce n’est pas seulement un refus verbal. Différents symptômes se manifestent au moment d’aller à l’école. L’enfant est alors sujet à des douleurs au ventre, des nausées, vertiges et céphalées voire des vomissements, des crises de panique sans oublier les pleurs. Pourtant, en dehors des jours d’école, l’enfant est tout à fait normal.

Les causes de l’anxiété scolaire sont nombreuses mais il est également possible qu’aucune cause ne puisse être déterminée. Il peut s’agir d’enfants subissant des harcèlements ou des humiliations à l’école d’élèves trop précoces ou d’autres dont les parents leur mettent trop la pression (ou au contraire montre un désintérêt complet).

Anxiété scolaire : comment réagir ?

Une anxiété scolaire ne survient jamais brutalement. Il existe certains signaux précurseurs que les parents doivent apprendre à interpréter. Il ne faut notamment pas négliger les plaintes de l’enfant par rapport à l’environnement scolaire. Elles ne doivent surtout pas être prises à la légère.

Si l’anxiété s’est déjà déclarée, il ne faut pas immédiatement penser à la déscolarisation. Au contraire, cette mesure extrême doit être évitée. D’ailleurs, il existe des dispositifs spécialement mis en place par l’éducation nationale pour accompagner les écoliers qui sont en souffrance. Ceux-ci sont généralement méconnus par les parents. Ces derniers peuvent notamment se tourner vers le Plan personnalisé de réussite éducative qui implique une collaboration entre les parents, l’enfant, les enseignants et les professionnels de la santé. Il faut souligner que les parents peuvent et doivent revendiquer la mise en place de ce plan.

Il y a aussi l’enseignement à distance proposé par la CNED mais celle-ci s’accompagne d’une déscolarisation qui n’est pas si facile à gérer, l’apprentissage devant se faire en solo.

 

En définitive, il se révèle indispensable de faire suivre l’enfant et de lui offrir des soins médicaux adaptés, qui peuvent d’ailleurs être remboursés par la Sécurité sociale et par la mutuelle santé. Le traitement implique notamment un accompagnement psycho-éducatif, mais dans les cas extrêmes, une médication peut être préconisée. Dans tous les cas, les parents doivent informer les enseignants d’entrée de jeu, en cas de symptômes inhabituels et laissant présager une anxiété scolaire.

Les étudiants peuvent également souffrir d’un mal-être

 
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