Questions pratiques sur les mutuelles

Endométriose, une maladie sérieuse qui touche les femmes

Publié par le , Mis à jour le 05/03/2020 à 15:36

Qu'est-ce que l'endométriose ?

L’endométriose est une maladie peu connue mais qui touche pourtant 1 femme sur 10, en âge de procréer. Des femmes qui sont sujettes à d’importantes douleurs et peuvent même souffrir d’infertilité. Mutuelle-Land fait le point sur cette maladie restée longtemps taboue.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose, vous connaissez ? Si certaines maladies sont répandues, elles restent cependant de véritables taboues. C’est le cas de l’endométriose. Pourtant en France, 10 % des femmes en âge de procréer sont touchées par cette maladie. Mais qui est-elle ?

L’endométriose est une maladie chronique. Elle se manifeste par la présence de muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Ces cellules d'origine utérine réagissent aux hormones lors des cycles menstruels. Appelée endomètre, cette muqueuse est normalement détruite au moment des menstruations en cas d’absence de fécondation. Ensuite, le cycle recommence et celle-ci se régénère. Lorsque l’endomètre se développe hors de la cavité utérine, leur destruction naturelle est impossible : c’est ainsi que les symptômes de la pathologie apparaissent.

endometriose

 

Quels sont les symptômes de l’endométriose ?

Les principaux signes de l’endométriose sont les douleurs au bas ventre et les saignements. Au-delà de ces symptômes, cette affection peut s’accompagner d’autres complications comme les difficultés à concevoir un bébé. En outre, il est possible que des élancements soient ressentis au cours des relations sexuelles. Un autre symptôme est la dysménorrhée ou règles douloureuses lesquelles peuvent être abondantes.

Dans les cas les plus graves, des kystes peuvent faire leur apparition.

A noter que ces différentes manifestations ne sont pas spécifiques à l’endométriose et peuvent constituer les signes d’une autre maladie. Toutefois, lorsqu’ils se manifestent ensemble, une consultation s’impose et le médecin pourra confirmer le diagnostic et mettra en place le traitement adapté.

Bien qu’étant une maladie qui s’étale sur une longue période (elle disparaît à la ménopause), l’endométriose n’apparaît pas sur la liste des affections longues durée. Avoir une bonne mutuelle est donc un must. N’hésitez pas à faire appel à un comparateur pour jouir d’une mutuelle moins chère assortie de couvertures intéressantes.

Les célébrités sensibilisent le grand public

Aujourd’hui, de nombreuses célébrités n’hésitent plus à se livrer pour sensibiliser le grand public. C’est le cas de l’actrice Laëtitia Millot, de la chroniqueuse Énora Malagré ou encore de la chanteuse Lorie Pester. En 2018, cette dernière interpelle dans une lettre Emmanuel Macron. Intitulée « Monsieur Macron, laissez-nous congeler nos ovocytes », elle demande au Président de la République une évolution de l’encadrement de la loi sur la congélation des ovocytes. Rappelons que la législation en vigueur limite la congélation des ovocytes aux femmes atteintes d’endométriose « sévères ».  Un non-sens pour la jeune femme qui évoque « des décisions extrêmement difficile ». Des décisions qui pourraient pousser une femme à partir à l’étranger pour avoir une chance de devenir mère.

Un an plus tard, les actrices Julie Gayet, Camille Chamoux ainsi qu’Anna Mouglalis participent à une campagne de sensibilisation sur l’endométriose. Tour à tour, les comédiennes évoquent la maladie grâce à des portraits inspirés de témoignages réels.

Les médecins se mobilisent contre la maladie

Tout comme les stars, les médecins se sont aussi emparés de ce sujet de société. Le Collège national des gynécologues obstétriciens demande l’ouverture de centres d’experts sur l’ensemble du territoire. L’objectif est clair : il faut renforcer la formation des médecins sur l’endométriose et plus particulièrement chez les étudiants.

En mars 2019, le gouvernement annonce de nouvelles mesures pour soigner et surtout informer les femmes. Le plan se divise en trois parties :

  • Détecter le plus tôt possible l’endométriose. A l’époque, Agnès Buzyn qui est ministre de la santé souhaite que des signes de la maladie soient recherchés chez les jeunes filles de 11 à 13 ans et de 15 à 16 ans.
  • Accompagner les femmes : « Une filière endométriose » sera mise en place toutes les régions.
  • Information au grand public : Lancement de campagnes nationales mais aussi interventions dans les établissements scolaires.
 
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