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Qu'est-ce que la poliomyélite ? Causes, symptômes et traitements

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La poliomyélite : cause, symptômes et traitements

Maladie virale, la poliomyélite est très contagieuse. Si les cas de poliomyélite sont de plus en plus rares, la maladie n’a pas pour autant disparu. Certains foyers persistent. Pour s’en prémunir une solution : la vaccination. En France cette dernière est obligatoire pour les nourrissons et fortement recommandée par la suite.  

Cause et épidémiologie de la poliomyélite

La poliomyélite est une maladie virale, exclusivement humaine est extrêmement contagieuse. Le virus qui en est à l’origine, le poliovirus, existe sous trois formes distinctes :

  • Type 1 : PVS1 ;
  • Type 2 : PVDVc2 ;
  • Type 3 : PVDVc3.

Ces dernières se contractent cependant de la même manière et produisent les mêmes symptômes. La transmission peut se faire de deux façons :

  • « oro-oral », c’est-à-dire lors d’un contacte oral directe avec une personne contaminée ;
  • « oro-fécale », c’est-à-dire que le virus pénètre l’organisme par voie orale (aliments souillés crus ou pas assez cuits, eau contaminée et mains sales).

Les plus touchés par cette maladie restent les enfants, notamment ceux de moins 5 ans. A cet âge-là, les formes les plus fréquentes sont encéphaliques. Les adultes peuvent toutefois être atteints eux aussi. Si les formes encéphaliques sont plus rares, la forme paralytique est celle qui affecte le plus les adultes.

La poliomyélite reste présente dans le monde

Les cas de poliomyélite sont de plus en plus rares. En France, le dernier cas autochtone remonte à 1989, quant à celui importé de 1995. En effet, certains foyers persistent dans des pays tels que l’Afghanistan, le Nigéria ou bien encore le Pakistan. La vaccination a tout de même permis de largement diminuer sa diffusion. Alors que 350 000 cas étaient estimés en 1988, l’incidence de la poliomyélite est aujourd’hui d’une centaine de cas par an.

Outre la vaccination, les meilleures conditions d’hygiènes ainsi que les larges campagnes de vaccinations ont permis l’arrêt de sa propagation. Il reste toutefois important de se vacciner tant que la maladie n’est pas éradiquée aux quatre coins du globe.

Une catégorisation des pays à risque de polio

Il existe une catégorisation des pays à risque de polio (mis à jour en mai 2018) :

Catégorie 1 (pays infecté par poliovirus sauvages de type 1 ou par des poliovirus circulants dérivés de la souche vaccinale de type 1 ou 3 avec risque potentiel de propagation internationale) :

  • Afghanistan ;
  • Nigéria ;
  • Pakistan ;
  • Somalie.

Catégorie 2 (pays infectés par les poliovirus dérivés de la souche vaccinale de type 2, avec risque potentiel de propagation internationale) :

  • République Démocratique du Congo ;
  • Kenya ;
  • Nigéria ;
  • Syrie ;
  • Somalie.

Catégorie 3 (pays qui ne sont plus infectés par le poliovirus sauvage ou vaccinal, mais qui restent vulnérables à la propagation internationale) :

  • Cameroun ;
  • Niger ;
  • République centrafricaine ;
  • Tchad.

Quels sont les symptômes de la poliomyélite ?

La poliomyélite est la plupart du temps asymptomatique, est notamment extra-neuronale. Bénigne dans une grande partie des cas, la maladie se caractérise par des symptômes non spécifiques (nausées, vomissements, toux, mots de gorges, fièvres). Dans les cas où elle atteint le système nerveux centrale (3 % des cas), la maladie peut causer un syndrome méningé sans paralysie ou une maladie paralytique. Si dans le premier cas l’issue est généralement favorable, les paralysies peuvent être à) l’origine de décès dans le cas où elles atteignent des muscles vitaux. C’est notamment vrai avec les muscles respiratoires. Selon les chercheurs, 1 infection sur 200 est à l’origine d’une paralysie irréversible. Une récupération partielle reste toutefois possible.

 

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Qui doit se faire vacciner contre la poliomyélite et pourquoi ?

S’il n’existe pas de traitement, la maladie peut être évitée grâce à la vaccination. Une personne non vaccinée et atteinte de poliomyélite peut transmettre la maladie à ses proches eux-mêmes non vaccinés. Il existe deux sortes de vaccins, tous deux développés dans les années 1950 :

  • Le Vaccin Poliomyélitique Inactivé Injectable (VPI) également nommé vaccin inactivé ;
  • Le Vaccin Poliomyélitique Oral (VPO) également nommé vaccin vivant atténué.

En France, le décret n° 2018-42 du 25 janvier 2018 relatif à la vaccination obligatoire a abrogé l’obligation des rappels vaccinaux contre la poliomyélite de 6 ans et 11-13 ans. Il est désormais prévu que les vaccinations soient pratiquées dans les dix-huit premiers mois de l'enfant.

Concrètement, les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 doivent obligatoirement être vaccinés. La primovaccination des nourrissons comporte deux injections à l’âge de 2 et 4 mois, puis d’un rappel à l’âge de 11 mois. La primovaccination contre la poliomyélite est obligatoire depuis 1964. Si les rappels antipoliomyélitiques de 6 ans et 11-13 ans ne sont plus obligatoires, ils restent fortement recommandés. Pour ce qui est des enfants nés avant le 1er janvier 2018, les règles sont les mêmes.  

Pour les adultes, des rappels sont fortement recommandés aux âges de 25 ans, 45 ans, 65 ans puis par la suite tous les dix ans (75 ans, 85 ans, 95 ans, etc.).

Pour les voyageurs, l’OMS a publié des recommandations pour éviter la dissémination des virus poliomyélitiques sauvages :

  • Les voyages dans des pays de catégories 1 et 2 pour une durée de moins de 4 semaines : pas de vaccin additionnel si les voyageurs sont déjà vaccinés. Toutefois, ces derniers peuvent contracter le virus et le diffuser à leur retour. C’est pourquoi le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande à ceux dont la dernière vaccination date de plus d'un an de recevoir une nouvelle dose contenant la valence polio. Un vaccin qui doit être fait un mois avant le départ.
  • Les voyages dans des pays infectés par les virus polio pour une durée de plus de 4 semaines : un rappel est exigé par le pays de destination au cours du séjour ou lors de la sortie du territoire.

En France, ce vaccin est remboursé à 65 % par l’assurance maladie sur prescription médicale. Le montant restant est généralement remboursé par les complémentaires santé (mutuelles).

 
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